Mauritanie

S.E. M. Mohamed Ould Abdel Aziz, Président

24 septembre 2014 (69e session)

S.E. M.Mohamed Ould Abdel Aziz

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Résumé de la déclaration : 

Le Président de la Mauritanie, M. MOHAMED OULD ABDEL AZIZ, s’est félicité de constater que de nombreux pays du continent africain avaient enregistré des taux de croissance élevés de 5%, en dépit de la crise aigüe qui continue d’affecter le monde, « grâce à la politique économique éclairée » mise en œuvre par leurs gouvernements.  Ainsi, des projets générateurs de revenus ont-ils été appuyés pour lutter contre le chômage, en particulier dans les rangs des jeunes et des femmes.  De même, 2014 a été proclamée en Afrique « Année de l’autosuffisance alimentaire et de l’agriculture ».

L’Afrique, a poursuivi le Président, aspire à une coopération fructueuse avec ses partenaires pour ouvrir les marchés à ses produits agricoles et avoir accès aux technologies de préservation de l’environnement.  Si l’Afrique n’a pas été suffisamment entendue lors de l’élaboration des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), aujourd’hui « elle parle d’une même voix » pour faire prévaloir la justice, la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme, a assuré M. Aziz.  Le programme de développement pour l’après-2015 doit notamment s’articuler autour de la lutte contre la pauvreté et contre le sida et le paludisme.

L’apparition du virus d’Ebola en Afrique de l’Ouest constitue un défi majeur.  Estimant que « les mesures prises jusqu’à présent pour arrêter la propagation du fléau demeurent insuffisantes », le Président a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour soigner les malades, renforcer les moyens de prévention et accroître les investissements dans le domaine de la recherche scientifique.

Par ailleurs, le phénomène complexe de l’immigration clandestine et les tragédies qu’il occasionne quotidiennement demandent une action immédiate, car la surveillance des frontières et les lois les plus strictes ne suffisent pas à arrêter les vagues d’immigrants du sud vers le nord.  M. Aziz a dit qu’il fallait garantir des conditions de vie décentes pour la jeunesse africaine.

L’élite politique africaine s’est engagée à promouvoir les libertés collectives et la démocratie, ce qui implique la participation de toutes les composantes de la société civile, notamment des femmes et des jeunes.  Se référant à la situation démographique spécifique du continent africain, le Président a souligné qu’en 2050, deux tiers des trois milliards d’habitants seront des jeunes, d’où l’importance de mettre l’accent sur les structures sociales et sur l’enseignement.

En outre, l’Afrique doit faire face à de nombreux défis en matière de sécurité, avec le terrorisme, le crime organisé, le trafic des armes et des drogues, et la traite des personnes.  Le Président a souhaité une coopération accrue entre le Conseil de sécurité de l’ONU et le Conseil africain de paix et de sécurité.

La Mauritanie est préoccupée par la situation en Lybie où elle voit se dessiner « les prémices d’une guerre civile ».  De plus, face aux actes criminels perpétrés par Boko Haram au Nigéria, l’Afrique et la communauté internationale doivent conjuguer leurs efforts en vue d’éliminer « ce danger qui menace l’Afrique dans son ensemble ».

En République centrafricaine, où la situation reste tendue, « il faut bâtir la confiance et transcender tout ce qui est de nature à entraver le processus de paix », a poursuivi le Président.

Sur une note positive, il s’est félicité des progrès enregistrés dans la région des Grands Lacs, au Soudan du Sud et au Mali.

Le Sahel, qui a été l’une des premières régions à souffrir du terrorisme, a réussi, avec l’appui des pays africains et l’intervention déterminante de la France, à paralyser les activités illicites et à éloigner le danger du terrorisme des zones vitales, a constaté M. Aziz.  L’éradication du terrorisme au Sahel constitue un défi majeur auquel s’ajoutent les exigences du développement et de la lutte contre la pauvreté.  De même, la situation au Moyen-Orient est une source de grande inquiétude avec l’amplification du terrorisme.

Enfin, le continent africain aspire à renforcer sa présence dans les forums et les institutions internationaux pour qu’ils soient plus représentatifs des peuples.  « Le statut de membre permanent du Conseil de sécurité demeure le monopole d’un nombre restreint de pays », ce qui ne reflète pas les réalités contemporaines, a regretté M. Aziz.  L’Afrique doit se voir conférer une représentation permanente.


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