Ex-République yougoslave de Macédoine

S.E. M. Gjorge Ivanov, Président

26 septembre 2014 (69e session)

Statement Summary: 

M. GJORGE IVANOV, Président de l’ex-République yougoslave de Macédoine, a tout d’abord souhaité que le programme de développement pour l’après-2015 s’articule autour d’objectifs réalistes, validés scientifiquement et juridiquement contraignants.  Comme les dérèglements de la nature sont la conséquence d’une négligence humaine des lois naturelles, les défis lancés à l’ordre international résultent de violations du droit international, a poursuivi M. Ivanov.  Louant le modèle de coexistence harmonieuse qui prévaut dans son pays, et qui est basé sur le respect des droits de l’homme et de la diversité, il a déploré que la dignité des citoyens de son pays soit bafouée par un État membre de l’OTAN et de l’Union européenne.

Les valeurs les plus hautes des droits de l’homme sont le critère politique à respecter pour que mon pays devienne membre de l’Union européenne, a-t-il dit.  « En nous contraignant à abandonner l’identité macédonienne, le pays qui nous bloque le chemin de l’Europe nous demande l’impossible – contrevenir aux principes fondamentaux de l’Union afin de remplir les conditions pour en devenir membre », a regretté le Président.

Rappelant que la Cour internationale de Justice (CIJ) avait décidé que le blocage de l’intégration de son pays au sein de l’OTAN était illégal, il a indiqué que l’« ex-République yougoslave de Macédoine » avait toujours montré un farouche attachement au droit international.  « La République de Macédoine est prête pour un accord mutuellement acceptable dans le cadre des résolutions des Nations Unies, de l’Accord intérimaire et de la décision de la CIJ », a-t-il affirmé.  « La question de l’identité de notre pays n’a jamais fait partie de ce cadre, parce que l’identité n’est ni à discuter ni à négocier », a souligné le Président.

M. Ivanov a ensuite déploré que son « voisin du sud » continue, quotidiennement, de violer le droit international, précisant que la décision de la CIJ s’imposait à tous.  Les blocages opposés à notre intégration européenne et euro-atlantique sapent l’ordre juridique international, a-t-il déploré, mettant en garde, ce faisant, contre une érosion du droit international.  « Quand un État ne respecte pas ses engagements internationaux, il incite les autres États à en faire de même », a-t-il prévenu.

Indiquant que son pays voyait son avenir au sein de l’OTAN et de l’UE, le Président a affirmé que différer l’élargissement de l’Europe créait un vide au sein de la région historiquement la plus volatile. « La région du sud-est de l’Europe est toujours fragile, et la tempête n’est pas loin ».  En conclusion, M. Ivanov a jugé nécessaire que tous les pays de l’ouest des Balkans soient intégrés au sein de l’Union européenne « aussi vite que possible ».


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