Égypte

S.E. M. Abdel Fattah Al Sisi, Président

24 septembre 2014 (69e session)

S.E. M.Abdel Fattah Al Sisi

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Résumé de la déclaration : 

M. ABDELFATTAH AL SISI, Président de l’Égypte, a noté que le monde commençait à comprendre les circonstances qui avaient conduit les Égyptiens à sortir dans la rue pour se révolter contre les forces de l’extrémisme et de l’obscurantisme.  La montée de l’extrémisme et de la violence perpétrée au nom de la religion montre les vrais objectifs des groupes qui exploitent la religion, a-t-il remarqué.  Il a expliqué que l’édification d’un État civil démocratique en Égypte ne pouvait se faire qu’en organisant des élections législatives, après les élections présidentielles et un référendum constitutionnel.

 

Notre but, a-t-il précisé, est de construire une « Nouvelle Égypte », un État qui respectera les droits et les libertés, qui assurera la coexistence des citoyens sans exclusion ni discrimination, qui mettra en pratique l’état de droit, garantira les libertés d’opinion, de croyances et de culte.  Le Président a mentionné le programme ambitieux dont s’est doté son pays pour garantir son développement jusqu’en 2030, en se basant sur une économie de libre marché capable d’attirer les investissements.  Le « Nouveau Canal de Suez » est la preuve du sérieux de nos intentions, a-t-il dit, avant de lancer une invitation à participer à la Conférence économique qui se tiendra en Égypte en février 2015.

 

Le Président égyptien a demandé que l’on ne permette pas aux extrémistes d’utiliser abusivement l’Islam.  Les terroristes, a-t-il observé, sont issus de sociétés différentes et ne sont pas reliés entre eux par une vraie foi.  Il a voulu que l’on intensifie la coopération dans la lutte contre ce fléau.  Il a proposé de résoudre les crises en appliquant les principes de l’égalité des citoyens et du respect de l’état de droit, et en confrontant de manière ferme les forces extrémistes et terroristes.

 

L’Égypte et les pays voisins de la Libye ont lancé une initiative en vue de faire sortir ce pays frère de sa détresse, a-t-il poursuivi.  S’agissant de la Syrie, le Président égyptien a estimé qu’il était possible de mettre en place un cadre politique qui réponde aux aspirations du peuple sans pour autant faire de compromis avec le terrorisme.  Il a aussi placé de l’espoir dans la constitution du nouveau Gouvernement iraquien qui devrait apporter la stabilité et reprendre le contrôle de zones prises par l’organisation terroriste « EIIL ».  Le Président a plaidé en faveur d’un État palestinien indépendant, avant de déclarer qu’en tant que candidate à un siège non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2016-2017, l’Égypte plaidera en faveur des intérêts des pays en développement, en particulier ceux d’Afrique, ainsi que pour une réforme accélérée du système des Nations Unies.

 

Le Roi ABDULLAH II de Jordanie a mis l’accent sur le fait qu’en un an, les défis au Moyen-Orient ont significativement augmenté et a averti que ceux qui pensent que cela ne les concerne pas avaient tort.  « La sécurité de toute nation sera définie par le sort du Moyen-Orient », a-t-il affirmé dans son appel à une réponse collective concertée.  Pour le Roi, les terroristes et criminels qui visent la Syrie, l’Iraq et d’autres pays, ne sont que le reflet extrême d’une menace globale face à laquelle la communauté internationale a besoin de définir une stratégie collective.  La Jordanie a d’ores et déjà assumé un rôle de chef de file dans ce combat contre le terrorisme.  L’autre front sur lequel il va falloir se battre à l’échelle mondiale, selon lui, est la promotion du respect mutuel, entre et au sein des religions et des peuples.  « Les enseignements du véritable Islam sont clairs: les conflits et querelles sectaires y sont condamnés et l’Islam interdit la violence contre des Chrétiens et des autres communautés qui vivent dans les pays », a-t-il expliqué avant de réaffirmer que les Arabes chrétiens font intégralement partie du passé, du présent et de l’avenir de « sa » région. 

 

Dans cet esprit, la Jordanie s’apprête à présenter un projet de résolution pour demander qu’un nouveau crime international, qui tomberait dans la catégorie des crimes de génocide et de crimes contre l’humanité, soit prise en compte, sur la base des crimes horribles récemment commis contre certaines communautés religieuses en Iraq et en Syrie.  La radicalisation se nourrit, selon lui, de l’injustice, de l’insécurité et de la marginalisation et il appartient à « cette Assemblée » de définir un ordre du jour transformateur pour le développement de manière à permettre un avenir meilleur aux peuples à travers des programmes et des investissements concrets.

 

Abordant les crises régionales, il a estimé qu’il fallait trouver des solutions politiques basées sur le consensus pour une sortie de crise en Syrie, en Iraq et au Liban.  La Jordanie soutient un Iraq stable et uni avec un processus politique national inclusif.  Pour ce qui est de la Syrie, le Roi a estimé qu’il fallait trouver une solution politique basée sur des réformes qui offriraient à toutes les communautés un rôle dans la reconstruction de leur pays.  À cet effet, l’influence internationale est essentielle, selon lui, pour faire revenir l’opposition syrienne modérée et le régime actuel à la table des négociations.  Avec plus de 1,4 million de réfugiés syriens en Jordanie, le Roi a également mis en avant le poids énorme supporté par son pays et a affirmé qu’une telle crise de réfugiés représente une responsabilité mondiale et appelle une solution globale.

 

À ce stade, la réponse n’a pas été à la hauteur des besoins et un effort concerté est urgent pour apporter de l’aide humanitaire en Syrie et pour soutenir les pays d’accueil des réfugiés syriens.  Quant au conflit israélo-palestinien, le Roi a estimé que le premier pas était de reconstruire Gaza grâce à un effort international de taille, et, parallèlement, de ne ménager aucun effort pour régler « une fois pour toute » cette question sur la base de l’Initiative de paix arabe.

 


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