Venezuela (République bolivarienne du)

S.E. M. Elías J. Jaua Milano, Ministre des affaires étrangères

27 septembre 2013 (68e session)

Statement Summary: 

M. ELIAS JAUA MILANO, Ministre des affaires étrangères du Venezuela, a estimé que le Conseil de sécurité était devenu « l’otage des faucons de la guerre » qui, quand ils le peuvent, justifient leurs attaques et, quand ils ne le peuvent pas, frappent un coup sur la table et font ce qu’ils veulent, comme dans le cas des bombardements annoncés sur la Syrie.  De l’autre côté, le Venezuela dénonce la protection qui est parfois offerte à des groupes terroristes comme Jabhat el-Nosra et Al-Qaida.

M. Milano a aussi regretté que les pays, comme le sien, qui ont choisi la voie de la démocratie selon le modèle socialiste d’inclusion sociale, soient en permanence harcelés et diabolisés.  Il a rappelé l’Article 2 de la Charte de l’ONU en vertu duquel les États se sont engagés à ne pas recourir à l’usage ou à la menace de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État.  Le Président des États-Unis menace de bombarder tel ou tel pays s’il ne se plie pas à ses exigences unilatérales, a-t-il noté.  Il a ainsi souligné ce que son pays estime être une incohérence entre les idées nobles de la Charte et ce qui se passe en réalité à l’ONU, par action ou par omission.

Le Ministre des affaires étrangères du Venezuela a demandé pourquoi personne n’osait, à l’Assemblée générale, proposer des sanctions contre les violations flagrantes de la Charte contre le Gouvernement de l’État qui maintient un centre de détention illégal à Guantanamo, contre le Gouvernement qui a reconnu avoir développé une activité d’espionnage illicite affectant des États Membres et leurs chefs d’État, comme l’a vaillamment dénoncé la Présidente du Brésil.  Il s’est interrogé de la même façon en ce qui concerne l’usage des drones et le blocus imposé à Cuba par ce même État.

M. Milano a ensuite regretté que le Royaume-Uni n’ait pas entamé les négociations avec l’Argentine sur la question des Îles Malvinas (Falkland).  Tout cela s’explique-t-il par le fait que les États-Unis et leurs alliés sont « une exception? » a-t-il demandé.  Il a dénoncé le détournement et la prise en otage dont est victime l’ONU de la part d’une poignée de pays.  Le Ministre a fait référence aux révélations d’Edward Snowden, et a affirmé que le monde irréel décrit dans l’ouvrage « 1984 » de George Orwell était déjà là.  « Que font les Nations Unies pour mettre une limite à tant d’arbitraire? » a demandé M. Milano.  Il a proposé la création d’un organe des Nations Unies pour garantir le droit à la vie privée et à la communication sans possibilité d’interception malveillante.

Le Ministre vénézuélien des affaires étrangères a terminé son intervention en présentant les mesures prises dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes pour édifier un monde de paix, notamment par le biais des organisations régionales.  Il s’est aussi félicité de faire partie d’une région exempte d'armes de destruction massive.


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