Swaziland

 His Majesty King Mswati III, Chef d'État

25 septembre 2013 (68e session)

Statement Summary: 

MSWATI III, Roi du Swaziland, a souligné l’importance pour les leaders mondiaux de consulter leur peuple régulièrement afin d’éviter d’être déconnectés de la réalité.  Le Roi Mswati III s’est donc félicité du succès des élections législatives qui viennent de se dérouler dans son pays.  Mais il s’est dit conscient que très peu de pays dans le monde comprennent le fonctionnement du Gouvernement du Swaziland.  Nous avons, a-t-il expliqué, une « monarchie démocratique », que nous définissons comme « le mariage » de la monarchie et du bulletin de vote.  Le peuple donne ainsi des conseils au Roi qui, à son tour, assure transparence et reddition de comptes.  Il s’agit, a expliqué le Roi Mswati III, d’une conjugaison du pouvoir et de l’émancipation.  La monarchie garantit le maintien de la stabilité et la démocratie, le partage du pouvoir parmi le peuple.

La monarchie, a-t-il dit, est « mariée » avec le peuple qui sait que le Roi fait tout pour répondre à ses attentes.  C’est un système propre au Swaziland lequel épouse facilement les normes et les valeurs swazies et qui, en conséquence, est très bien compris par tous les Swazis.  Nous sommes, a dit le Roi, l’illustration d’une nouvelle idéologie démocratique qui fonctionne, qui a sa place dans la démocratie moderne et qui reste conforme à toutes les structures de la famille des Nations Unies.  Le Swaziland, a insisté le Roi, adhère aux idéaux de l’ONU tout en protégeant son histoire, son héritage et sa dignité sans perdre une occasion de coopérer avec la communauté des nations.  Pour le Swaziland, la démocratie est une idée et non un idéal car ce qui est idéal pour l’un peut ne pas l’être pour l’autre.

Le premier objectif est de voir le pays obtenir d’ici à 2022 « un statut de première classe », comme le laissent présager les progrès remarquables dans la lutte contre la pauvreté, l’accès à la santé, la mise en place des infrastructures et la production agricole.  Mais, a reconnu le Roi Mswati III, ces domaines sont toujours des défis auxquels il faut ajouter ceux liés à l’accès à l’éducation, à l’égalité entre les sexes et au contrôle du paludisme, sans oublier l’urgence qu’il y a à accélérer les progrès dans la lutte contre le VIH/sida et l’amélioration de la santé infantile et maternelle.  Même les progrès en matière de lutte contre la pauvreté ont été ralentis par la crise financière internationale.

Pour soutenir les efforts que le pays ne cesse de déployer dans tous ces domaines, le Roi du Swaziland a plaidé pour un financement extérieur et pour le transfert de technologies écologiquement saines.  La création d’emplois, essentiellement pour les jeunes, reste problématique, a-t-il reconnu, en exprimant toute sa confiance envers les Nations Unies.


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