Slovaquie

S.E. M. Ivan Gašparovič, Président

24 septembre 2013 (68e session)

S.E. M.Ivan Gašparovič

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Résumé de la déclaration : 

M. IVAN GAŠPAROVIČ, Président de la Slovaquie, a estimé que le monde vit un moment de changements controversés, d’opportunités nouvelles et de défis sans précédent, et a relevé que ce qui paraît cependant inchangé est le pouvoir de nos efforts communs et de la coopération.  « Le temps est venu d’apprendre à respecter notre diversité et devenir les vraies Nations Unies », a plaidé le Président.  Il a indiqué que le conflit syrien est une menace pour toute la région, et a dit son inquiétude face à l’incapacité du Conseil de sécurité de prendre une décision sur la question.  Il a en outre noté qu’en considérant les conséquences potentielles d’une intervention armée en Syrie, il apparaît clair que la seule bonne solution au conflit est la voie diplomatique.  Il a condamné l’usage d’armes chimiques qu’il a taxé de crime contre l’humanité et a souhaité que les auteurs soient traduits devant la Cour pénale internationale (CPI).

Le Président a relevé l’implication de la Slovaquie dans la résolution des crises humanitaires, notamment en Afghanistan où le pays fournit une assistance à la fois militaire et civile.  Il a également souligné le travail de l’ONU dans le pays à travers la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA).  Il a indiqué que la prochaine élection présidentielle constitue une étape majeure dans l’histoire de l’Afghanistan.  L’Afghanistan a besoin d’une assistance solide, prévisible et ciblée de la part de ses voisins et de la communauté internationale, a-t-il plaidé.  M. Gašparovič a également parlé d’une Afrique avec une forte concentration de conflits.  Il a souhaité que la communauté internationale assiste le continent, notamment dans les domaines de la diplomatie préventive et l’appropriation nationale de tous les processus qui y sont engagés.  Il a dans cette optique prôné une plus grande coopération entre les Nations Unies et l’Union africaine, ainsi qu’entre l’Union africaine et l’Union européenne. 

Il a en outre salué la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens et a dit espérer que les mesures arrêtées précédemment seront mises en œuvre.  Il a ensuite noté que le terrorisme demeure l’une des plus sérieuses menaces à la paix et la sécurité et a souhaité que la communauté internationale œuvre à la mise en place d’une convention internationale sur le terrorisme.  Il a également relevé qu’un environnement sécurisé et stable ne peut se faire sans le contrôle des armes et sans le désarmement.  Il a indiqué que le Traité sur le commerce des armes est là pour démontrer que l’ONU a le potentiel de marquer l’histoire et de contribuer de manière significative au renforcement de la sécurité mondiale.  Il a aussi plaidé pour l’entrée en vigueur du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. 

Le Président a mis l’accent sur le fait que le renforcement de la sécurité, dans les sociétés postconflit, passe aussi par la mise en place de l’état de droit.  Il a précisé que la paix durable requiert le respect de la liberté, de l’état de droit et des droits de l’homme.  « La culture de l’impunité n’a pas de place dans le monde d’aujourd’hui », a-t-il indiqué.  Il a, de ce fait, invité tous les États Membres à mettre fin à l’impunité en adhérant au Statut de Rome et ses amendements.

M. Gašparovič a souligné le lien entre paix, sécurité, développement social et économique et respect des droits de l’homme.  « Assurer le développement durable et la stabilité sociale est, à n’en point douter, la meilleure façon de prévenir les conflits », a prévenu le Président.  Il a annoncé que la Slovaquie est devenue membre du Comité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).  Un statut qui signifie que le pays est passé du stade de pays destinataire de l’aide à celui de donateur.  Il a ainsi expliqué que la Slovaquie concentre ses efforts dans l’éradication de la pauvreté en facilitant l’accès aux soins de santé, à l’éducation et en renforçant l’autonomisation de la femme et des jeunes gens des pays membres du Partenariat euro-méditerranéen, de l’ouest des Balkans entre autres.  Il a enfin relevé qu’afin de mener à bien toutes les tâches qui lui sont dévolues, l’ONU doit être forte, inclusive et ouverte.


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