Saint-Siège

S.E. M. Archbishop Dominique Mamberti, Secrétaire des relations avec les États

1 Octobre 2013 (68e session)

罗马教廷
Statement Summary: 

Mgr DOMINIQUE MAMBERTI, Secrétaire aux relations avec les États du Saint-Siège, a jugé très opportun le thème de cette soixante-huitième session de l’Assemblée générale, « Le programme de développement pour l’après-2015: préparons le terrain ».  Il a relevé ensuite que l’expérience de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), avec ses avancées, mais aussi ses limites et ses ombres, a mis en évidence l’importance de fixer des buts communs pour tous les membres de la communauté internationale.  Il a souhaité que le programme de développement pour l’après-2015 ait des objectifs nouveaux.  Il a précisé qu’en tenant compte du développement humain intégral, ces objectifs devraient « partir de la promotion de la famille, fondée sur l’union d’un homme et d’une femme, et de la protection de ses droits, en tant que cellule sociale de base et fondement de tout développement stable et durable ».

L’observateur a par la suite souligné que les OMD n’ont pas été réalisés de façon universelle du fait de limitations et ambigüités, y compris d’ordre éthique, inhérentes à la formulation de certains de ces objectifs.  Il a pris exemple sur l’Objectif 8 relatif au partenariat mondial pour le développement, et a regretté que les discussions sur la façon de gouverner l’économie mondiale se soient essentiellement déroulées à l’intérieur de groupes restreints d’États, comme le G-20, n’incluant pas les États les plus pauvres ou les moins peuplés.  Si l’on veut assurer la future mise en œuvre des objectifs communs de développement pour l’après-2015, a prévenu Mgr Mamberti, il est urgent de concevoir des mécanismes juridiques internationaux qui permettent la participation de tous les États à la conception et à l’application des grandes décisions économiques communes.

Il a poursuivi en regrettant qu’en dépit de la haute valeur des principes juridiques de base des Nations Unies, les mécanismes et procédures de mise en œuvre n’ont pas permis d’éviter de graves conflits civils ou régionaux, ni de protéger les populations.  Il a relevé que le conflit syrien angoisse et consterne le monde entier, et a noté qu’en plus des terribles pertes en vies humaines, le conflit est en train de détruire l’un des plus riches patrimoines historiques, culturels et de cohabitation humaine, fortement lié aux trois religions monothéistes et à toute la culture européenne.  « Je ne puis manquer de manifester ici la vive préoccupation du Saint-Siège pour le sort des communautés chrétiennes et des autres minorités », a-t-il déclaré.  Il a ajouté que ces communautés ne doivent pas être, d’une façon ou d’une autre, condamnées à l’exil, mais au contraire doivent conserver une place dans la future configuration du pays.

Mgr Mamberti a par la suite rappelé la lettre envoyée par le pape François aux dirigeants du G-20 en septembre dernier.  Il y notait entre autres que « trop d’intérêts partisans ont prévalu depuis qu’a commencé le conflit syrien, empêchant de trouver une solution qui évite le massacre inutile auquel nous assistons ».  Il a reconnu que dans la crise syrienne, les organes et agences du système des Nations Unies ont cherché à déployer tous les moyens disponibles pour protéger les populations civiles.  Par contre, a-t-il noté, ce qui a peut-être manqué trop longtemps, c’est le courage des États Membres pour rendre prioritaire dans l’engagement international la résolution du conflit.  Tous les gouvernements du monde ont le devoir moral de favoriser toute initiative visant à promouvoir l’assistance humanitaire à ceux qui souffrent du conflit au sein et à l’extérieur du pays, a déclaré l’observateur.  

Dans ce cadre, il a évoqué la responsabilité de protéger, et a précisé qu’il s’agit d’un esprit de solidarité profond et impératif qui invite chacun, à commencer par les responsables des Nations, à ressentir comme siennes les graves crises humanitaires.  Il a par ailleurs salué l’adoption de la résolution 2118 (2013) du Conseil de sécurité qui, a-t-il noté, donne une impulsion décisive au processus de Genève.  Tout en rappelant que le pape François avait lancé, le 7 septembre dernier, un vaste mouvement mondial de prière pour la paix, il a tenu à rappeler que sans paix, il ne peut y avoir aucun type de développement.


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