République populaire démocratique de Corée

S.E. M. Pak Kil Yon, Vice-Ministre des affaires étrangères

1 Octobre 2013 (68e session)

Democratic People’s Republic of Korea
Statement Summary: 

M. PAK KIL YON, Vice-Ministre des affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée(RPDC), a d’emblée constaté que la mainmise et l’arbitraire dominent de plus en plus les relations internationales, dénonçant plus particulièrement les ingérences dans les affaires intérieures et les changements de régime pilotés de l’extérieur, sous prétexte de la non-prolifération nucléaire et de la protection des droits de l’homme.  Il a appelé la communauté internationale à rejeter « la mainmise et l’arbitraire d’un État en particulier » afin de créer une véritable coopération entre les pays, sur la base de l’égalité souveraine. 

M. Pak a appelé à des négociations sur le désarmement nucléaire sans plus tarder.  Il a appelé à des mesures pratiques pour définir et atteindre les objectifs de développement durable pour l’après-2015.  Il a réclamé des relations économiques équitables, un transfert effectif de technologies respectueuses de l’environnement et l’augmentation de l’appui financier.

Le Vice-Ministre a dénoncé « la politisation, la sélectivité et les politiques de deux poids deux mesures » au sein des organes des droits de l’homme de l’ONU.  On ne peut justifier l’examen de la situation des droits de l’homme que dans des pays précis, a-t-il critiqué.  Il a dénoncé le fait qu’après les « manipulations des États-Unis », le Conseil de sécurité ait adopté « sous la contrainte » une résolution « injuste » qui impose des sanctions à la RPDC pour le « lancement légitime d’un satellite à des fins pacifiques ».

M. Pak a regretté que, 60 ans après la signature de l’Accord d’armistice dans la péninsule coréenne, aucun mécanisme de garantie de la paix n’ait été établi.  Il a dénoncé le fait que le Commandement des Nations Unies en Corée continue, selon lui, de servir la stratégie militaire des États-Unis.  Ce Commandement, qui n’a rien à voir avec l’ONU, ne cesse de mener des actions militaires qui menacent la péninsule coréenne, s’est inquiété le Vice-Ministre, et ce, en dépit du fait que l’Assemblée générale a adopté, lors de sa trentième session, une résolution réclamant sa dissolution.  M. Pak a dénoncé le fait que les États-Unis refusent de reconnaître la souveraineté de la RPDC.  La seule manière d’instaurer une paix durable dans la péninsule coréenne, a-t-il souligné, est de mettre un terme aux politiques hostiles des États-Unis et de remplacer l’Accord d’armistice par un mécanisme de paix qui assure le démantèlement du Commandement de l’ONU.

M. Pak a indiqué que « la réunification du pays a toujours été le désir le plus cher de la nation coréenne ».  Il a rappelé l’adoption de la Déclaration conjointe Nord-Sud du 15 juin et de la Déclaration du 4 octobre, « pierre angulaire de la réconciliation, de la collaboration et de la réunification entre le nord et le sud de la Corée ».  Grâce aux efforts généreux de la RPDC, a-t-il ajouté, et après une longue période d’impasse, il existe désormais une ouverture pour améliorer les relations nord-sud. Il a toutefois déploré que les autorités du sud aient eues de nouveau recours à la même « approche de confrontation démodée » qui risque, a-t-il averti, de faire reculer les relations dans une phase destructrice.  Le seul moyen d’assurer la réunification pacifique du pays est de promouvoir le dialogue et la coopération entre le nord et le sud de la Corée, a-t-il insisté.


Source

Premier droit de réponse (1 Octobre 2013)

Répondant au Premier Ministre israélien, le représentant de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a indiqué que la sécurité de son pays était menacée par les États-Unis qui ont introduit les armes nucléaires dans la péninsule coréenne, lesquelles ont ensuite proliféré dans cette zone très densément peuplée.  Ce sont les États-Unis qui ont dit que la RPDC était un pays à éliminer et qui ont inscrit la RPDC sur la liste des cibles des frappes nucléaires.  Devant cette situation, a expliqué le représentant, nous n’avons d’autre choix que de nous défendre par la dissuasion nucléaire qui a permis de préserver l’équilibre de la paix.  « Un pays qui possède l’arme nucléaire ne peut pas parler d’un autre pays de cette manière », a-t-il rétorqué au Premier Ministre israélien.

Source: GA/11432

 

Deuxième droit de réponse (1 Octobre 2013)

Son homologue de la RPDC a rejeté ces « observations absurdes » et a soutenu que les exercices militaires en question sont offensifs et agressifs de nature.  Il a dénoncé l’abus de pouvoir des États-Unis qui sont la raison pour laquelle la RPDC n’a jamais reconnu les résolutions du Conseil.  Les États-Unis et la République de Corée sont les principales menaces à la paix et à la sécurité dans la péninsule coréenne, a-t-il tranché.

Source: GA/11432

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