Malte

S.E. M. Joseph Muscat, Premier Ministre

26 septembre 2013 (68e session)

Statement Summary: 

M. JOSEPH MUSCAT, Premier Ministre de Malte, a indiqué que même si la réalisation des OMD a connu des succès, il reste beaucoup à faire.  « Nous sommes à un tournant », a-t-il averti.  C’est pourquoi, la communauté internationale a reconnu la nécessité de reconduire ces objectifs au-delà de 2015.  L’éradication de la pauvreté et la promotion d’un développement durable doivent se trouver au cœur du programme de développement pour l’après-2015, a soutenu le Premier Ministre qui a ajouté que l’humanité ne peut pas attendre la fin de la crise financière pour agir. 

À ce sujet, Malte est fière de sa longue histoire de solidarité renforcée par son adhésion à l’Union européenne.  Cette solidarité demeure la pierre angulaire de ses relations extérieures, a indiqué le Premier Ministre.  En outre, Malte est fière d’avoir été celle qui a proposé à l’Assemblée générale que le climat devienne une préoccupation commune de l’humanité.  Ce concept a lancé le processus d’adoption par les Nations Unies de la Convention-cadre sur les changements climatiques, a-t-il rappelé.

 

Le Premier Ministre a ensuite évoqué le problème des immigrés clandestins auquel Malte ne peut faire face seule, a-t-il averti.  La communauté internationale doit faire plus face à cette réalité qui n’est autre que la manifestation de notre échec commun, a-t-il dit.  L’immigration illégale, le trafic d’êtres humains et l’esclavage moderne sont les problèmes de tous et nous devons y trouver une solution mondiale et non plus régionale, s’est-il impatienté. 

Il n’y aura pas de développement durable sans paix, sans lutte contre la corruption, sans respect des droits de l’homme, sans équité économique et sans justice sociale, a prévenu le Premier Ministre.  Les Nations Unies peuvent et doivent faire plus pour sauvegarder la dignité humaine et remuer la conscience de l’humanité, a-t-il déclaré.

 

Le Premier Ministre a aussi évoqué les conflits qui secouent et troublent son pays, compte tenu de sa position géostratégique au milieu de la Méditerranée.  Les vents du changement et des luttes pour la démocratie en Afrique du Nord ont donné lieu à de nouvelles réalités auxquelles nous n’avons pas pensé au moment où les OMD ont été écrits, a-t-il dit.  Le sectarisme, les tensions religieuses, les luttes de pouvoir ont freiné ou renversé les progrès en matière de développement, dans ces pays.  « La mer est prête à bouillir et le prochain conflit sur les ressources et même sur la culture, est sur le point d’éclater », a averti le Premier Ministre. 

Le statu quo n’est pas acceptable, a-t-il dit, et tout doit être fait pour soutenir les démocraties fragiles qui se battent pour s’enraciner sur des terres où des dictateurs régnaient.  Il faut les soutenir pour que leur région fleurisse tout comme le commerce régional et les échanges culturels. 

 

Ne parlons pas de l’après-2015 avant de résoudre ces problèmes.  Le coût de l’inaction serait plus élevé que le coût de l’engagement.  Pour réussir, il nous faut les Nations Unies.  Elles doivent être la force autour de laquelle toutes les nations gravitent pour résoudre les différends, en écoutant les peuples qui ont besoin d’être associés aux processus de prise de décisions puisqu’il s’agit de leur vie et de leurs moyens d’existence. 


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