Libye

S.E. M. Ali Zeidan, Premier Ministre

25 septembre 2013 (68e session)

Libya
Statement Summary: 

M. ALI ZEIDAN, Premier Ministre de la Libye, a déclaré que le peuple libyen avait fait un pas en direction d’un État démocratique moderne en assurant le succès des élections du 7 juillet 2012 et la formation d’un Congrès national.  Il a ajouté que le Gouvernement intérimaire travaillait, en cette période de transition, à mettre en œuvre dans les délais impartis les priorités et réformes des institutions, notamment de la police, de l’armée et de la justice.  Il a assuré que le peuple Libyen sera toujours reconnaissant pour les efforts et l’appui des Nations Unies.  Il a particulièrement rappelé l’adoption, le 21 novembre 1949, d’une résolution sur l’indépendance de la Libye, et plus récemment des résolutions 1970 et 1973 de 2011 en réponse à la détresse du peuple libyen.  Il a salué la création de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye qui prolonge les efforts des Nations Unies en soutien au processus de démocratisation, de la réconciliation nationale et de la restructuration des institutions nationales.

La Libye, a indiqué son Premier Ministre, est confrontée à de nombreux problèmes liés à l’immigration illégale.  Il a appuyé toute initiative de coopération visant à limiter ce phénomène, en prenant en compte le respect de la souveraineté nationale, la dignité et les droits des migrants.  Il a salué la qualité de la coopération de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) avec la Libye et l’appui de l’Union européenne pour aider son pays à sécuriser ses frontières.  La Libye, a-t-il rappelé, avait accueilli en mars 2012 la Conférence ministérielle régionale sur la sécurité des frontières qui s’est conclue par l’adoption du Plan d’action de Tripoli sur la coopération relative aux frontières.  Le Premier Ministre a ajouté que la ville de Ghadames avait, pour sa part, accueilli, le 12 janvier 2013, une réunion sur le renforcement de la coopération entre la Libye, l’Algérie et la Tunisie afin de mieux répondre aux défis posés par les développements au Sahel et dans la région du Sahara.

Par ailleurs, il a déclaré que la Libye attachait une grande importance à la question des droits de l’homme et travaillait à amender toute loi en contradiction avec ces principes.  Il a aussi souligné la volonté de son pays d’examiner tous les instruments de désarmement auxquels il n’avait pas encore adhéré.  La Libye appuie pleinement tous les efforts internationaux visant à créer des zones exemptes d’armes de destruction massive, a-t-il dit par ailleurs.  Son pays, a-t-il affirmé, a adhéré à la plupart des instruments relatifs à la lutte contre le terrorisme.  Mettant l’accent sur « la tragédie du peuple palestinien » qui se perpétue depuis six décennies, le Premier Ministre libyen a exhorté la communauté internationale à prendre ses responsabilités, à permettre à la Palestine de devenir un État indépendant avec Jérusalem comme capitale.  Il a appelé le Conseil de sécurité à mettre fin à l’effusion de sang en Syrie en adoptant une position en accord avec le principe de la responsabilité de protéger et la communauté internationale à mettre un terme à la tragédie de la minorité musulmane au Myanmar.


Source

Droit de réponse (1 Octobre 2013)

Première déclaration:

Le représentant de la Libye a répondu à l’intervention du Président bolivien, M. Evo Morales, le 25 septembre, qui n’a pas fait que mentionner la Libye pour expliquer son différend avec les États-Unis, y compris de la tribune de l’Assemblée générale.  Aujourd’hui, le représentant libyen a rappelé qu’à l’époque, le pétrole libyen semblait appartenir au Président Qadhafi et sa famille qui distribuaient une partie des recettes au « forum international contre l’impérialisme » qu’il avait créé et dont la Bolivie du Président Morales était membre.  « Aujourd’hui M. Morales pleure le dictateur Qadhafi parce qu’il a perdu une excellente source de financement », a ironisé le représentant libyen.  Mais, les choses ont changé: le pétrole libyen appartient aux Libyens, et le Président Morales doit savoir que, sous le Président Qadhafi, plus d’un quart du peuple libyen vivait en dessous du seuil de pauvreté et que la Libye était l’un des États les plus corrompus et les plus dépourvus de la plupart des services de base tels que la poste ou l’assainissement. 

Rejetant les termes « bombardement de la Libye », le représentant a précisé qu’il s’agissait en fait d’une intervention de la communauté internationale contre les troupes du despote qui tuaient les civils sans discrimination.  « Monsieur Morales, vous devez respecter la volonté du peuple libyen », a lancé le représentant, avant de demander à la Bolivie de ne plus invoquer la Libye pour expliquer les différends qu’il aurait avec d’autres pays. 

Source: GA/11432

 

Deuxième déclaration:

Reprenant la parole, le représentant de la Libye a affirmé que ceux qui veulent voir les documents libyens sont les bienvenus.

Source: GA/11432

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