Haïti

S.E. M. Laurent Salvador Lamothe, Premier Ministre

26 septembre 2013 (68e session)

Statement Summary: 

M. LAURENT SALVADOR LAMOTHE, Premier Ministre d’Haïti, a rappelé qu’après le séisme dévastateur de 2010, « Haïti vivait de l’humanitaire ».  Aujourd’hui, a-t-il assuré, Haïti est « résolument engagée sur la voie du progrès ».  La vision de l’action gouvernementale s’inscrit dans les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

M. Lamothe a indiqué que la question de l’état de droit reste une priorité.  Un Conseil supérieur judiciaire a été mis en place pour garantir l’indépendance des magistrats.  La performance de la police a permis de classer Haïti parmi les pays les plus sûrs des Caraïbes.  La presse jouit également d’une entière liberté et les membres de l’opposition politique exercent sans contrainte leurs droits.

 

Par ailleurs, a poursuivi le Premier Ministre, le Gouvernement continue de donner tout son appui au Collège transitoire du Conseil électoral permanent pour organiser des élections législatives et locales le plus rapidement possible.  « Je témoigne devant vous de notre ferme volonté de consolider la démocratie, et de tout faire pour qu’à l’avenir le calendrier électoral soit respecté dans la plus grande rigueur », a-t-il insisté.

La scolarisation universelle en Haïti est passée de 49,6 en 2010, à 77,2 en 2013, et un programme ambitieux de lutte contre l’analphabétisme est en cours, a expliqué M. Lamothe.

 

Au registre de la lutte contre la pauvreté et la faim, le Gouvernement haïtien a fait des efforts considérables pour éviter un drame humanitaire.  Haïti est le pays « le plus inégalitaire de l’Amérique latine et des Caraïbes ».  Trois ministères ont ainsi été créés depuis 2011 pour renforcer les politiques publiques et une politique nationale de sécurité alimentaire a été définie.  Une série de programmes sociaux pour les plus vulnérables ont été introduits.  Sur 1,5 million de réfugiés du séisme qui vivaient dans des tentes et des abris provisoires, 1,2 million a été relogé.

L’épidémie de choléra apparue en Haïti en octobre 2010 a fait plus de 8 000 victimes et infecté 600 000 personnes, a rappelé ensuite M. Lamothe qui a proposé qu’une partie du Fonds mondial soit dédiée à l’éradication de ce fléau en Haïti.  « Si nous persistons à croire que les Nations Unies ont une responsabilité morale dans cette épidémie, il n’en reste pas moins vrai que l’ONU appuie les efforts du Gouvernement et des différentes agences nationales et internationales », a-t-il précisé.  Par ailleurs, Haïti a réussi à contenir la propagation du VIH/sida.

 

La question de l’environnement est aussi une préoccupation importante puisqu’une très grande partie de la couverture végétale a disparu en Haïti, a ajouté le Premier Ministre.

« Je conclurai en vous demandant d’observer de plus près cette Haïti différente qui émerge depuis trois ans en dépit des problèmes quotidiens et d’un héritage lourd », a-t-il déclaré.  Cependant « si la communauté internationale avait respecté les engagements de l’ordre de 10 milliards de dollars pris lors de la réunion du 31 mars 2010, les résultats seraient encore meilleurs ».


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