Guinée Bissau

S.E. M. Manuel Serifo Nhamadjo (Interim President), Présidente de transition

26 septembre 2013 (68e session)

Guinea-Bissau
Statement Summary: 

M. MANUEL SERIFO NHAMAJO, Président de transition de la Guinée-Bissau, a d’emblée demandé « patience, compréhension et solidarité » à la communauté internationale.  La générosité, a-t-il insisté, n’est pas contraire à la froide rationalité des relations entre États souverains.  Qualifiant sa fonction de « meilleure option valable » après le coup d’État d’avril 2012, il a rappelé qu’il a fallu circonscrire la dynamique du coup d’État, contrôler ses conséquences politiques, limiter sa portée institutionnelle et jongler avec deux positions opposées qui ont émergé à la fois dans le pays et à l’extérieur. 

La première position, a dénoncé le Président de transition, était pour le moins « curieuse et tragique ».  Elle était défendue par des gens qui souhaitent le pire à la Guinée-Bissau, par des gens qui ont parié sur la dégradation de la situation politique du pays pour prouver leur thèse, confirmer leurs prédictions et mettre en œuvre leurs idées politiques sur la manière de résoudre la crise.  Ces gens ont essayé d’appliquer la formule du « pire c’est pour la Guinée-Bissau, mieux c’est pour nous ».  Ils ne servaient en effet que leurs intérêts mais avec une position aussi radicale, ils ont réussi à vexer un peuple certes humble mais fier.  Il ne faut pas oublier que la Guinée-Bissau est née « de siècles de douleurs et d’espoirs » et d’une lutte dure mais victorieuse pour son indépendance. 

 

Pour faire prévaloir la deuxième option, le pays a pu s’appuyer sur « le réalisme et la solidarité » de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), laquelle a obtenu, entre autres du Conseil de sécurité, la gestion de la période de transition.  Le Parlement étant toujours opérationnel, il a pu donner à la transition politique la légitimité qu’il lui fallait.  Le Président de transition est donc le fruit d’un processus mené par un Parlement élu démocratiquement. 

Le Président a expliqué qu’il est lui-même membre du Parlement, élu quatre fois successivement, et Premier Vice-Président dudit Parlement.  Je suis donc, a-t-il déclaré, un démocrate convaincu et n’ai jamais commis ou ordonné un coup d’État.  À ce stade, et ce n’est pas rien, a reconnu le Président de transition, ce qui manque ce sont les fonds pour assurer un processus électoral efficace, transparent et indiscutable. 

 

La Guinée-Bissau est prisonnière du cercle vicieux de la pauvreté et de l’instabilité politique, a dit le Président qui a fait part des « modestes » progrès en matière de développement, que son pays a enregistrés pendant cette période de transition politique.  Il a particulièrement remercié, outre la CEDEAO, la France, l’Espagne, le Timor oriental, la Chine et le Président ainsi que le Secrétaire exécutif actuel de la Communauté des pays de langue portugaise avec laquelle il a espéré la normalisation rapide des relations.


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