Fidji

S.E. M. Commodore Josaia V. Bainimarama, Premier Ministre

25 septembre 2013 (68e session)

Fiji
Statement Summary: 

M. JOSAIA VOREQE BAINIMARAMA, Premier Ministre des Fidji, a déclaré qu’au début de ce mois, son pays avait atteint un point culminant de son histoire lorsque le Président de la République a promulgué la nouvelle Constitution, laquelle, s’est-il félicité, assure la démocratie dans le pays pour la toute première fois depuis son indépendance du Royaume-Uni en 1970.  Quarante-trois ans et trois Constitutions plus tard, les Fidji ont adopté une Constitution digne du peuple fidjien, a-t-il souligné, en précisant que ce texte garantit l’indépendance du secteur judiciaire, la laïcité de l’État et protège les droits civils, politiques, économiques et sociaux, y compris ceux des populations autochtones.  Ce texte, a ajouté M. Bainimarama, garantit également la transparence du Gouvernement, la mise en place d’institutions stables et indépendantes et remplace l’ancien système électoral par un système ancré sur le principe d’« une personne, un vote, une valeur ».

Le Premier Ministre a expliqué que pendant des années, le pays existait sous un système qui avait créé différentes catégories de citoyens et où le vote de certains Fidjiens comptait plus que celui d’autres.  Dès lors, comment pouvions-nous être une nation alors que nos lois les plus fondamentales établissaient des distinctions? s’est-il interrogé.  L’idée même d’une société juste et équitable était sabotée de l’intérieur, et la destitution des gouvernements en 1987 et en 2000 avait été l’expression la plus radicale de ce dysfonctionnement.  En conséquence, des dizaines de milliers de Fidjiens avaient décidé de quitter les Fidji pour toujours, a indiqué le Premier Ministre, qui a qualifié ce phénomène d’un des épisodes les plus honteux de l’histoire du pays.

Aujourd’hui, a-t-il dit, c’est avec honneur que j’affirme que notre boussole nationale a enfin été de nouveau rétablie et que nous nous sommes engagés à préparer les premières élections véritablement démocratiques en 2014.  M. Bainimarama a précisé qu’à ce jour, quatre partis politiques avaient présenté leur candidature et que 540 000 des 620 000 électeurs étaient inscrits sur les listes électorales.

Le Premier Ministre a toutefois regretté que « certains des plus vieux alliés » des Fidji aient décidé d’abandonner son pays et de lui imposer des sanctions.  « Nous avons cherché à obtenir leur appui et leur compréhension, mais ils ont choisi, au contraire, d’appuyer une forme de démocratie, de gouvernance et de justice qu’ils n’auraient jamais toléré pour eux-mêmes », s’est-il indigné.  Il a émis l’espoir que ces pays se rendront enfin compte que le Gouvernement fidjien a tenu parole.

Se félicitant des progrès réalisés par l’Assemblée générale pour lancer les mécanismes de suivi agréés lors de la Conférence Rio+20, le Président des Fidji a souhaité que le nouveau programme de développement pour l’après-2015 soit centré sur un développement économique qui prévoit l’inclusion sociale et la préservation de l’environnement.  Il a ainsi appelé la communauté internationale à faire du développement et du bien-être des populations le noyau central de ses efforts collectifs.  Si la communauté internationale et le Gouvernement s’engagent véritablement en faveur d’un programme capable d’opérer une véritable transformation aux niveaux structurel, institutionnel et normatif, s’est-il expliqué, le programme de développement pour l’après-2015 pourra alors améliorer les conditions de vie dans le monde.

Évoquant la tenue de la troisième Conférence internationale pour le développement des petits États insulaires en développement à Samoa en 2014, le Premier Ministre des Fidji a insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de s’assurer que l’instrument qui succèdera au Cadre d’action d’Hyogo puisse répondre aux risques auxquels ces derniers sont exposés.  Le Premier Ministre a indiqué que chaque année, les petits États insulaires en développement enregistrent des centaines de millions de dollars en pertes économiques à la suite de catastrophes naturelles.  Il a aussi parlé du développement de l’infrastructure des technologies de l’information et des communications de son pays, en précisant notamment que le réseau de téléphonie mobile était dorénavant accessible sur 95% du territoire national.


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