Ex-République yougoslave de Macédoine

S.E. M. Nikola Gruevski, Premier Ministre

27 septembre 2013 (68e session)

Statement Summary: 

M. NIKOLA GRUEVSKI, Président de l’ex-République yougoslave de Macédoine, a déclaré que l’utilisation d’armes chimiques en Syrie ne doit pas être tolérée et que son pays fait partie de ceux qui ont exigé une enquête sous les auspices de l’ONU.  Tous les États Membres de l’Organisation et du Conseil de sécurité semblent s’accorder à dire que la solution finale de la crise syrienne passe par une approche politique du conflit, et que, par conséquent, il faut faire tout le nécessaire pour que la conférence de Genève II puisse avoir lieu au plus tôt, a-t-il estimé.

La région du sud-est de l’Europe est entrée dans une phase positive de développement et, en général, les objectifs nationaux et régionaux sont atteints ou en voie de l’être, et la coopération régionale s’est élargie à de nouveaux domaines, a remarqué M. Gruevski.  Il reste cependant toujours quelques problèmes bilatéraux à régler, d’autant plus qu’ils représentent un obstacle à l’intégration de certains pays, comme le nôtre, aux organismes internationaux et régionaux, a-t-il dit.  À ce titre, il a évoqué la dispute en cours depuis 22 ans autour du nom de son pays au sein des Nations Unies, ainsi que de celui de la nationalité de ses citoyens.  « Ces problèmes ont émergé suite à une dispute soulevée par la Grèce », a-t-il dit en regrettant qu’ils n’aient toujours pas pu être réglés.  Par essence, il s’agit d’une question « virtuelle » qui ne relève ni du droit international, ni des Nations Unies, a poursuivi M. Gruevski qui a indiqué « qu’il n’y avait pas de justification légale à ces questions ».  La grande majorité des 135 pays qui ont reconnu le nom de « République de Macédoine » partagent l’opinion selon laquelle cette dispute a une justification politique et le dénoncent, a dit le Président.  Il a insisté sur le fait « qu’il n’existe pas de règlement en droit international qui interdise à un pays de choisir son nom », ajoutant qu’il s’agit d’un droit indisputable de tout pays Membre des Nations Unies.  « Il revient par conséquent à l’ONU de défendre le droit international. »  « Le droit international ne doit pas être une platitude, mais plutôt la solution à nos défis », a-t-il dit en précisant que son pays « voulait régler ses différences avec la Grèce, mais uniquement dans le contexte des résolutions des Nations Unies et par le biais d’une solution mutuellement acceptable ».  Pour le Président Gruevski, les Nations Unies « ne peuvent pas et ne doivent pas être un simple spectateur dans ce processus qui « bloque les aspirations macédoniennes » pour un avenir meilleur.  Il a recadré ce débat dans le contexte du respect de l’état de droit, du droit international et de la diplomatie préventive.  Ceci « est d’autant plus important que ce processus bloque actuellement l’accession de notre pays à l’Union européenne et à l’OTAN », s’est plaint M. Gruevski.

 

Face à ce qu’il a estimé être « un manque d’intérêt manifesté par la Grèce dans la conduite de discussions substantielles sur cette question il ya deux mois », le Président Gruevski a dit qu’il proposait au Premier Ministre grec de changer le format de ces discussions et de l’élever au niveau politique.  Ainsi, il a indiqué qu’il souhaiterait qu’elles se fassent directement entre lui et le Premier Ministre grec, en présence d’autres ministres des deux Gouvernements.  De tels pourparlers directs devraient, selon lui, pouvoir déboucher sur une solution mutuellement acceptable.  Il a saisi cette occasion pour inviter le Premier Ministre grec « à répondre positivement à cette proposition qui pourrait permettre à leurs pays de sortir de l’impasse actuelle, à condition que ces pourparlers soient de bonne foi et ne soient pas un alibi pour justifier le fait de ne pas trouver de solution ».  « À défaut de progrès, il revient à l’ONU de trancher », a souhaité le Président Gruevski.


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