Argentine

S.E. Mme Cristina Fernández, Président

24 septembre 2013 (68e session)

Argentina
Statement Summary: 

Mme CRISTINA FERNÁNDEZ DE KIRCHNER, Présidente de l’Argentine, a compati avec les victimes du récent acte de terrorisme à Nairobi, au Kenya « non par pur protocole mais parce que l’Argentine, avec les États-Unis, sont les deux seuls pays du continent américain qui ont été frappés par le terrorisme », a-t-elle précisé.  Elle a enchainé en proposant la réforme du Conseil de sécurité dont le format actuel date de 1945.  Il s’agit d’un instrument obsolète pour faire face aux défis du monde actuel, a déclaré la Présidente.  Le Conseil l’a montré non seulement avec le conflit en Syrie mais aussi en ce qui concerne la sécurité internationale en général, a-t-elle dénoncé.  Elle a ajouté, à ce sujet, qu’elle a pris note des discours prononcés aujourd’hui par le Secrétaire général.  « J’ai entendu dire que l’on s’achemine vers l’élimination du droit de veto comme c’est le cas dans les organisations régionales.  En tout cas, ce droit de veto est un obstacle à la résolution des conflits d’autant que personne ne sait ce qui se passera dans 10 ou 15 ans », a dit la Présidente. 

Toujours sur la Syrie, elle s’est interrogée sur la différence entre une mort par armes conventionnelles et une mort par armes chimiques après 100 000 victimes et deux ans de conflit.  L’utilisation des armes chimiques n’est pas une nouveauté, a ajouté la Présidente qui a rappelé les bombes atomiques sur Hiroshima et les bombes aux napalms pendant la guerre du Viet Nam.  Elle a aussi ajouté que la paix et la sécurité ne sont pas des notions militaires mais politiques.  En tout cas, elle s’est réjouie du fait que « l’on est proche d’un accord sur la Syrie aujourd’hui ».

La Présidente a également évoqué les relations de son pays avec l’Iran.  Prenant note des propositions du nouveau Président de ce pays, elle a demandé à ce que les juges argentins puissent se rendre à Téhéran pour entamer les discussions sur le cas des cinq Iraniens accusés par la justice argentine dans l’acte terroriste qui avait eu lieu à Buenos Aires en 1994.  Par ailleurs, a-t-elle révélé, l’Argentine a reçu cette année une lettre du Gouvernement de l’Iran l’invitant à des négociations sur ce sujet.

À propos du programme nucléaire de l’Iran, elle a indiqué qu’elle n’y était pas opposée, affirmant le droit de chaque pays à l’énergie nucléaire à des fins civiles.  Mais elle a profité de cette occasion pour dénoncer le Royaume-Uni « qui a placé des armes nucléaires dans les îles Malvinas ».  Elle a aussi regretté « le refus de ce pays de discuter du problème de ces îles, contrairement à ce que lui demandent les Nations Unies ».  Elle a aussi dénoncé « la politique de deux poids, deux mesures en cours à l’ONU ».  « Il faut mettre fin à cette politique, a-t-elle demandé, car l’ONU doit agir rigoureusement et de la même manière dans chaque cas, devant les grands et les petits États ». 

La Présidente de l’Argentine a également parlé du « nœud gordien au Moyen-Orient qu’est le conflit israélo- palestinien ».  Elle a rappelé le droit de la Palestine à l’indépendance et le droit d’Israël à la paix et à la sécurité. 

En ce qui concerne la crise financière mondiale, la Présidente a retracé l’histoire récente de son pays avec les institutions financières internationales, avant de demander la mise en place d’une réglementation mondiale de la finance. 


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