République tchèque

S.E. M. Václav Klaus, Président

25 septembre 2012 (67e session)

S.E. M.Václav Klaus

UN Photo / Téléchargement

Résumé de la déclaration : 

M. VÁCLAV KLAUS, Président de la République tchèque, a exprimé sa ferme conviction que les différends devaient être réglés de manière pacifique et non par le recours à la force.  À la lumière de l’histoire de son pays, il a indiqué que les responsables nationaux devaient être les chefs de file des négociations pour la résolution des différends plutôt que des négociateurs internationaux ou d’anciennes célébrités politiques.

 

Le mandat des parties en négociation doit respecter autant que possible les particularités locales, et les observateurs doivent s’abstenir d’imposer une résolution qui, si elle a leur faveur, n’est pas en adéquation avec la dynamique à long terme d’une région, a-t-il affirmé.  Ce préalable n’étant souvent pas respecté, il ne faut pas s’étonner que les résultats obtenus lors de la résolution d’un conflit soient aux antipodes de ceux qui sont parfois souhaités par les parties prenantes, a poursuivi le Président Klaus.

Il a ensuite affirmé que la première question à se poser était bel et bien de savoir quelle est l’efficacité des pourparlers de paix et des missions internationales.  Les interventions externes améliorent-elles la situation ou l’aggravent-elles en compromettant des processus spontanés qui pourraient réintroduire de la stabilité dans une région avec peut-être des petits sacrifices mais sans doute moindres que le prix à payer à cause de ces interventions?  Les récents développements en Iraq, la question toujours ouverte de Chypre ou l’indépendance du Kosovo sont-ils des succès de l’ONU ou des échecs? s’est-il interrogé.

M. Klaus a ensuite abordé la situation en Syrie, indiquant qu’il ne voyait pas d’issue prévisible à la crise et que les efforts devaient se concentrer sur l’aide à apporter à la population, tels qu’ils sont déployés en ce moment même par son pays.  Plaidant pour l’adoption d’une perspective à long terme et prenant pour exemple l’intervention en Libye, le Président tchèque a indiqué que la force militaire ne pouvait en tout état de cause aboutir à un règlement durable.  En conclusion, il a apporté le soutien de son pays à une réforme des Nations Unies, y compris du Conseil de sécurité, afin de parvenir notamment à une représentation géographique plus équilibrée.


Source

Déclaration

Vidéo

Sessions précédentes