République populaire démocratique de Corée

S.E. M. Pak Kil Yon, Vice-Ministre des affaires étrangères

1 Octobre 2012 (67e session)

Democratic People’s Republic of Korea
Statement Summary: 

M. PAK KIL YON, Vice-Ministre des affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), a rappelé que le successeur de Kim Jong Il, le maréchal Kim Jong Un « sauvegarde la paix et la stabilité de la péninsule coréenne en appliquant avec succès la politique de Songun du général Kim Jong Il, et qu’il dirige avec sagesse le pays vers le développement économique et l’amélioration des conditions de vie de son peuple ».  Il a précisé que Kim Jong Un poursuivait une politique étrangère « indépendante » et commençait un nouveau chapitre dans les relations avec les pays amicaux envers la RPDC, sans être prisonnier du passé.

Le Vice-Ministre a continué en dénonçant l’arbitraire et la mainmise dans les relations internationales, ainsi que l’usage de la force et le terrorisme d’État contre la souveraineté des États.  Il a aussi dénoncé les tentatives d’interférer dans les affaires internes des États pour provoquer des changements de régime sous le prétexte fallacieux de lutter contre la non-prolifération ou de redresser une situation humanitaire.  Le Vice-Ministre a comparé la situation internationale actuelle à celle de la première moitié du XXe siècle où quelques grandes puissances dominaient le monde, sapant ainsi la crédibilité des Nations Unies. 

Pour la RPDC, la question la plus sérieuse sur « la scène internationale » est précisément la violation flagrante du respect de la souveraineté et de l’égalité.  À ce titre, il a dénoncé les interférences et les pressions « injustifiables » contre l’intégrité territoriale de la Syrie et contre le droit à l’autodétermination des Palestiniens.  Pour la RPDC, la « démocratisation des Nations Unies », et en particulier le renforcement de l’autorité de l’Assemblée générale, sont des questions urgentes.  Il a même proposé que l’Assemblée générale, en tant qu’organe représentatif de la volonté des tous les États Membres, ait l’autorité d’examiner en dernière instance toutes les résolutions du Conseil de sécurité relatives à la paix et la sécurité, en particulier celles qui impliquent des sanctions et le recours à la force.  Il a souhaité une réforme du Conseil de sécurité afin de le rendre plus transparent, plus impartial et plus objectif, les pays en développement devant dûment être représentés.  Il a également dénoncé la pratique de deux poids deux mesures à la Troisième Commission de l’Assemblée générale et au Conseil des droits de l’homme. 

« Aujourd’hui, à cause de la politique hostile des États-Unis vis-à-vis de la RPDC, le cercle vicieux de la confrontation et de l’escalade des tensions s’est installé dans la péninsule coréenne, qui est devenu l’endroit le plus dangereux au monde où une étincelle pourrait déclencher une guerre thermonucléaire », a déclaré M. Yon.  Il a imputé cette attitude hostile au fait que les États-Unis refusent d’accepter le choix du peuple de la RPDC et veulent asseoir leur domination en Asie à partir de la péninsule coréenne. 

Le Vice-Ministre a aussi dénoncé les différents scénarii de guerre des Américains « qui attendent la moindre occasion pour les mettre en pratique ».  Il a également dénoncé les exercices militaires conjoints dans ou à proximité de la péninsule.  « Sans la patience et la retenue dont la RPDC a su faire preuve face aux provocations répétées des États-Unis, la péninsule coréenne serait en guerre totale », a affirmé le Vice-Ministre, avant d’avertir que la « patience a des limites ».  Il a expliqué que « la paix et la stabilité étaient précieuses aux yeux du peuple, mais que la dignité de la nation et la souveraineté de l’État l’étaient encore plus ». 

Compte tenu de la situation sur la péninsule coréenne, il ne fait pas de doute que la RPDC a eu raison de se doter d’un arsenal militaire d’autodéfense, même si cela signifiait de se « serrer la ceinture », a dit le Vice-Ministre.  Cet arsenal de dissuasion permet de défendre la souveraineté de l’État et d’éviter la guerre sur la Péninsule coréenne.  Le seul moyen d’éviter une guerre et de parvenir à une paix durable est de mettre un terme à la politique hostile des États-Unis, a déclaré le Vice-Ministre.

S’agissant des relations avec la « Corée du Sud », il a accusé les autorités de cette dernière d’avoir renié tous les accords intercoréens passés depuis le début du XXIe siècle, y compris la Déclaration conjointe Nord-Sud du 15 juin et celle du 4 octobre, en dépit du soutien de « toute la nation coréenne » et de la communauté internationale.  Depuis, les relations intercoréennes sont au plus bas, a-t-il ajouté.  Il a toutefois précisé que le Gouvernement de la RPDC était disposé à serrer la main de tous ceux qui veulent réellement la réunification du pays ainsi que la réconciliation et la prospérité de la nation.


Source

Droit de réponse (27 Septembre 2012)

Le délégué de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a exercé son droit de réponse en qualifiant de « mensongères » les déclarations faites par le représentant de la « Corée du Sud ».  Il a rappelé que ce sont les États-Unis qui ont introduit l’arme nucléaire dans la péninsule coréenne dans les années 1950, en ajoutant que, selon l’administration de l’ancien Président des États-Unis, M. George W. Bush, la RPDC faisait partie de « l’axe du mal ».  L’Administration américaine actuelle continue de considérer la RPDC comme une cible potentielle, au même titre que l’Iran, a-t-il fait valoir, en rappelant que c’est « la RPDC qui vit sous la menace directe de l’arme nucléaire ».  Il a ensuite détaillé les manœuvres militaires conjointes menées par la « Corée du Sud » et les États-Unis, en faisant remarquer que ces deux pays se tenaient prêts à traverser la ligne de démarcation et à envahir la RPDC.  Il a ensuite critiqué l’inaction du Conseil, en faisant observer que les États-Unis sont le pays qui lance le plus grand nombre de missiles balistiques au monde.  Enfin, il a estimé que c’est bien la « Corée du Sud » qui commet des violations des droits de l’homme et non pas son pays.

Source : GA/11296

Déclaration

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