Pologne

S.E. M. Bronisław Komorowski, Président

26 septembre 2012 (67e session)

S.E. M.Bronisław Komorowski

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Résumé de la déclaration : 

M. BRONISLAW KOMOROWSKI, Président de la Pologne, a tout d’abord fait remarquer que les organisations internationales, qui avaient été créées pour remédier aux grands problèmes mondiaux, demeurent faibles face aux crises économiques, sécuritaires, humanitaires et environnementales actuelles.  Cela est également vrai pour le Conseil de sécurité, a-t-il poursuivi, en citant en particulier le cas de la Syrie.  Les institutions financières internationales n’ont pas su gérer la manipulation destructrice des marchés financiers et tout ce que cela comporte en termes d’opacité et d’arbitraire en faveur des acteurs du secteur privé.

 

Le Président de la Pologne a déclaré par ailleurs que son pays suivait avec préoccupation les tensions résultant du programme nucléaire iranien.  M. Komorowski s’est dit également préoccupé par la menace croissante que posent la prolifération des armes de destruction massive et la course aux armements dans les États du Golfe.  Regrettant également les résultats peu probants de la mission que la communauté internationale mène en Afghanistan, le Président de la Pologne a invité celle-ci à tirer les leçons du passé et à reconnaître que la stratégie d’« intervention militaire » ne s’est pas avérée efficace pour régler les conflits internes complexes.  Allant plus loin, il a remis en question le principe de « l’automatisme de la transition démocratique » à la lumière du printemps arabe.  C’est pourquoi, la Pologne, a-t-il insisté, privilégie la voie de la médiation et de la prévention des différends et des conflits tant au plan national qu’au plan international.

L’« expérience de la solidarité et de la table ronde » que la Pologne a vécue en 1989, a démontré l’importance capitale de la notion du compromis, a assuré le Président Komorowski.  C’est précisément cette volonté de compromis qui manque souvent dans les situations de conflit actuelles et qui est à la base de l’escalade de la violence, a-t-il poursuivi, car « sans compromis, il n’est pas envisageable de réaliser une paix durable ».  L’autre facteur essentiel est la capacité des parties aux différends à « faire preuve de retenue », et à renoncer à faire passer leur avis par la force.  Compte tenu des succès rencontrés par une approche basée sur le dialogue et le compromis, l’acceptation par les parties de ce qui est « faisable ou réaliste » et leur prise de conscience du prix potentiel à payer en cas d’escalade, le Président a regretté qu’elle ne soit pas appliquée plus souvent, en particulier dans le cas de la Syrie.  Pour le Président de la Pologne, la notion « d’intégration régionale », qui est apparue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, est également une méthode préventive efficace.  Pour ce qui est de la notion de la « responsabilité de protéger », le Président a estimé que les Nations Unies doivent commencer à travailler sur « un catalogue d’instruments à utiliser en vertu de ce principe ».  Il s’agit, selon lui, de faire en sorte que la communauté internationale agisse efficacement sans pour autant outrepasser son rôle.


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