Liban

S.E. M. Najib Mikati, Premier Ministre

27 septembre 2012 (67e session)

Lebanon
Statement Summary: 

M. NAJIB MIKATI, Président du Conseil des ministres du Liban, a exhorté la communauté internationale à faire plus d’efforts pour favoriser un consensus politique entre les parties syriennes, afin de mettre fin à une crise qui menace la paix et la stabilité du Moyen-Orient en général et du Liban en particulier.  Il a aussi défendu le droit des réfugiés palestiniens de retourner sur leur terre, en ajoutant que la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État Membre de plein droit de l’ONU et de ses organisations nous ferait avancer vers une solution politique juste pour les Palestiniens et mettrait fin à une injustice historique qui perdure depuis 1948.

S’agissant de la stabilité au Sud-Liban, il a comptabilisé 9 000 violations israéliennes des résolutions du Conseil de sécurité, depuis 2006.  Il a demandé à la communauté internationale de faire pression sur Israël, afin que ce pays respecte les résolutions de l’ONU et le droit international et qu’il se retire immédiatement des territoires occupés du Nord-Ghajar, des fermes de Chebba et des collines de Kfarchouba.  M. Mikati a rendu hommage aux rôle et sacrifices de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) et salué la qualité de sa coopération avec l’armée libanaise.  Il a appelé à la pleine mise en œuvre des résolutions 192/66 de l’Assemblée générale adoptée le 22 décembre 2011, relatives à des compensations à obtenir pour la pollution au pétrole des côtes libanaises suite aux bombardements israéliens de 2006. 

En matière de lutte contre la prolifération des armes de destruction massive, il a rappelé qu’Israël était le seul pays de la région à en détenir.  Il a dit la nécessité de trouver une solution diplomatique à la question du nucléaire iranien, tout en soulignant le droit des nations à utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.  Il a fait siens les propos du général De Gaulle qui a cité le Liban comme le seul endroit au monde où l’Islam et la Chrétienté avaient su s’entendre au sein d’institutions politiques et qui devait, par conséquent, être considéré comme un précédent précieux en matière de relations entre les cultures et les traditions du Moyen-Orient.  C’est pourquoi, il a estimé qu’il était du devoir de la communauté internationale de protéger le Liban des turbulences de la région et d’aider à propager l’expérience de ce pays, de sa démocratie, de sa tolérance et de son pluraliste pour en faire profiter ses voisins.


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