Jordanie

S.M. M. Abdullah II Bin Al Hussein, Roi

25 septembre 2012 (67e session)

Statement Summary: 

M. ABDULLAH II BIN AL HUSSEIN, Roi de Jordanie, a salué tous les dirigeants mondiaux qui se sont élevés, avec des milliards de musulmans, pour rejeter les provocations visant à diviser les gens de confession différentes.  « En tant qu’Hachémite et descendant du prophète Mahomet, je condamne tous les actes visant à diffamer le nom du prophète » ou à l’utiliser pour justifier la violence, comme nous en avons été récemment témoins.

 

« Nous avons des tâches importantes à accomplir dans ma région », a poursuivi le Roi Abdullah II, notamment pour fournir de meilleures chances aux jeunes et éviter l’instabilité régionale.  Nous devons atteindre l’objectif universel de vivre dans la liberté, la dignité, la justice et la paix.  Le Roi a souligné l’intérêt qu’a la communauté internationale à soutenir les pays qui prennent des risques en faveur de la paix et des réformes.  En Jordanie, notre « printemps arabe » est une occasion d’accélérer les réformes que nous avons élaborées nous-mêmes, a-t-il indiqué.  Il a mentionné les amendements constitutionnels et les lois adoptés depuis l’an dernier pour jeter une base institutionnelle et de principes en appui à la réforme et à la démocratisation.

Venant à la situation en Syrie, le Roi Abdullah II a exigé que la violence cesse immédiatement et que le pays entre dans une phase de transition.  Il n’y a pas d’autre alternative qu’une solution politique, a-t-il affirmé, ajoutant que l’ONU a un rôle important à jouer pour aider la population à s’engager dans ce sens.  La Jordanie fera tout son possible pour appuyer les efforts du nouveau Représentant spécial conjoint des Secrétaires généraux des Nations Unies et de la Ligue des États arabes, a-t-il assuré.  Le souverain a rappelé que plus de 200 00 Syriens se sont réfugiés en Jordanie depuis le début de la crise, ce qui pèse sur les ressources limitées de son pays.  Tout en assumant cette responsabilité, il a demandé le soutien de la communauté internationale afin de prévenir une catastrophe humanitaire.

Nous ne devons cependant pas perdre de vue la crise qui sévit au cœur de la région, a dit le Roi Abdullah II, rappelant que le peuple palestinien est depuis 65 ans « l’exception à la promesse de l’ONU » s’agissant du droit international et des droits de l’homme, du droit de vivre dans la liberté et la sécurité et du droit à l’autodétermination.  « Assez! », a-t-il lancé.  Le printemps arabe ne pourra porter tous ses fruits tant que le conflit israélo-palestinien durera et tant qu’on ne parviendra pas à une paix juste avec deux États vivant côte à côte et en paix dans la région.  Le Roi s’est prévalu d’avoir réuni cette année à Amman les deux parties mais a regretté que l’élan ait été stoppé et que les constructions illégales et les mesures unilatérales aient repris.

Il s’est ensuite préoccupé des menaces à Jérusalem et sur des sites sacrés musulmans et chrétiens, notamment de la mosquée Al-Aqsa.  Il a prévenu que toute invasion ou division de ce site serait considérée non seulement comme une violation des obligations d’Israël en vertu du traité pertinent mais aussi comme une profonde transgression religieuse.  Le Roi a conclu en soulignant les aspirations du monde arabe à la paix, à une véritable paix.  Il a rappelé à cet égard l’Initiative de paix arabe lancée en 2002.  Il a lancé un appel à Israël pour qu’il instaure une paix durable avec les Palestiniens.


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