Japon

S.E. M. Yoshihiko Noda, Premier Ministre

26 septembre 2012 (67e session)

Japan
Statement Summary: 

M. YOSHIHIKO NODA, Premier Ministre du Japon, a indiqué que son pays a promis de tirer les leçons du tremblement de terre et du tsunami qui ont ravagé le Japon il y a un an et demi.  Il a aussi espéré que la prochaine Conférence ministérielle de Fukushima sur la sûreté nucléaire, ainsi que la troisième Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des catastrophes, que le Japon espère accueillir dans trois ans, seront des occasions pour partager les expériences.

« Les humains doivent faire preuve de plus de sagesse », a lancé M. Noda.  Il a donc engagé l’humanité à réfléchir non pas seulement au présent mais aussi à l’avenir, soulignant les problèmes actuels liés au déficit fiscal qui affecte de nombreuses nations.  Pendant 20 ans, le Japon s’est caractérisé par la procrastination en politique, a dit le Premier Ministre.  Il a cependant promis qu’il allait changer son pays en y réalisant une réforme générale de la sécurité sociale et du système fiscal.  Il a aussi invité les pays à regarder au-delà des frontières afin de faire avancer les mesures de protection de l’environnement.

Saluant les résultats de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20, le Premier Ministre du Japon a assuré que son pays deviendrait une société à faible utilisation de carbone et serait un leader dans la recherche de solutions énergétiques propres.  Le Japon vise l’objectif de ne pas dépendre de l’énergie nucléaire d’ici à 2030, a-t-il ajouté.

La résolution adoptée par l’Assemblée générale sous l’impulsion du Japon le 10 septembre dernier sur la sécurité humaine est une base solide pour le développement de la prochaine génération, a poursuivi M. Noda.  Son pays est déterminé à contribuer aux efforts mondiaux visant la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), a-t-il indiqué.  Le Japon est aussi engagé à promouvoir le maintien et la consolidation de la paix, ainsi que la sécurité humaine dans chaque région du monde, a souligné le Premier Ministre.

Malgré deux guerres mondiales et deux bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki, les questions du désarmement, de la non-prolifération des armes de destruction massive et de la prévention du terrorisme continuent à être à l’ordre du jour, a ensuite relevé M. Noda, évoquant les menaces nucléaires que présentent la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et la République islamique d’Iran.  Il a demandé à chaque pays de se coordonner au plan politique avec les Nations Unies et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour exhorter ces deux pays à prendre des mesures concrètes en vue de respecter leurs obligations.  Le Japon, qui est le seul pays à avoir fait l’expérience de l’horreur de la dévastation nucléaire en temps de guerre, poursuivra sa mission pour que l’humanité parvienne à un monde exempt d’armes nucléaires, a dit M. Noda.

Le Premier Ministre japonais a ensuite dénoncé les « enlèvements de personnes pratiqués par la RPDC ».  Il a aussi appelé à renforcer l’état de droit dans la prévention et la résolution des conflits de manière pacifique.  Certains conflits sont résolus en appliquant le droit international, notamment grâce au système de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a-t-il noté.  Il a indiqué que son pays soutient les juridictions internationales, notamment la Cour internationale de Justice (CIJ).  Il a demandé à tous les pays de reconnaitre sa compétence obligatoire.

Le Japon continuera aussi à soutenir les réformes démocratiques au Moyen-Orient et en Afrique, a ajouté M. Noda.  Il a condamné les attaques et les combats qui se poursuivent en Syrie et appelé à y protéger la population civile, ainsi que les diplomates et les agents humanitaires.  Enfin, il a appelé la communauté internationale et les États Membres à accélérer la réforme du Conseil de sécurité en entamant de véritables négociations, afin que le Conseil reflète les réalités du monde d’aujourd’hui.


Source

Droit de réponse (27 Septembre 2012)

Première déclaration :

Répondant quant à lui au Ministre chinois des affaires étrangères, le représentant du Japon a appelé à la raison, au renoncement à la force et au respect de l’état de droit qui est une base de la paix mondiale.  Les îles dont la Chine a parlées ont été cédées au Japon en vertu de traités.  L’assertion selon laquelle le Japon a pris ces îles à la Chine ne peut tenir la route et les études menées en 1995 ont confirmé que ces îles étaient inhabitées et ne montraient aucune de trace de la présence chinoise, a conclu le représentant en retraçant l’histoire des différents traités.

Deuxième déclaration :

Son homologue de la Chine s’est étonné que le Japon n’ait aucun remords face à son histoire coloniale.  Il a regretté cette « logique du voleur » après une guerre d’agression.  Nous sommes au XXIe  siècle mais le Japon continue de s’accrocher à une mentalité obsolète contre laquelle plus d’un milliard de Chinois se sont levés, a rappelé le représentant.  La Chine continuera de prendre des mesures déterminées pour sauvegarder son intégrité territoriale, a-t-il promis, en appelant le Japon à respecter l’histoire, à faire face à la réalité et à arrêter de se bercer d’illusions.  Le Japon devrait renoncer à tout acte qui viole ou sape l’intégrité de la Chine, a tranché le représentant. 

 

Source: GA/11295

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