Fédération de Russie

S.E. M. Sergey V. Lavrov, Ministre des affaires étrangères

28 septembre 2012 (67e session)

Statement Summary: 

M. SERGEY LAVROV, Ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie, a commencé par appuyer l’aspiration des peuples du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord à déterminer eux-mêmes leur propre destin.  Il a jugé particulièrement important de réaliser ces transformations « de façon non violente et sans ingérence extérieure ».  S’agissant de la Syrie, il a appelé tous les membres du Groupe d’action à confirmer les engagements pris à Genève.  « Ceux qui s’opposent à la mise en œuvre du Communiqué de Genève prennent une énorme responsabilité », a-t-il averti.  En insistant sur un cessez-le-feu uniquement de la part du Gouvernement et en encourageant l’opposition à intensifier les hostilités, « ils enfoncent un peu plus la Syrie dans l’abîme sanglant de luttes intestines ».  Selon M. Lavrov, la militarisation du conflit syrien ne fait que se poursuivre « avec les appels pour une intervention ouverte ».  Au contraire, un cessez-le-feu global, la libération des prisonniers et des otages et une assistance humanitaire supplémentaire constituent les étapes nécessaires pour créer les conditions d’un dialogue international-syrien.  Il a espéré que l’expérience du Représentant spécial conjoint de l’ONU et de la Ligue des États arabes, M. Lakhdar Brahimi, permettra d’obtenir un accord sur ces points.

« Toutes nos actions devraient reposer sur la base solide de la Charte de l’ONU qui ne donne en rien le droit de changer les régimes », a insisté le Ministre des affaires étrangères.  Il est inacceptable d’imposer un système politique à un pays et à son peuple, comme l’a déclaré le Président Vladimir Putine au Kremlin, le 26 septembre dernier.  Alors que le monde traverse une période de transition caractérisée par l’instabilité, les États Membres de l’ONU doivent être capables d’accepter les règles de conduite agréées et de répondre ensemble aux défis.

« L’ordre mondial est menacé par l’interprétation arbitraire de principes essentiels tels que le non-recours à la force ou la menace de la force, le règlement pacifique des différends, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures », a soutenu M. Lavrov.  Il a déclaré que le Conseil de sécurité était responsable au premier chef du maintien de la paix et de la sécurité internationales.  Les sanctions unilatérales imposées par un État ou un groupe d’États sapent l’unité et les efforts de la communauté internationale.  À ce sujet, il a appelé à la levée de l’embargo sur Cuba, qu’il a qualifié de « relique de la guerre froide ».  Enfin, M. Lavrov a estimé que le débat sur la responsabilité de protéger, un concept ambigu, devrait se poursuivre sur la base des approches adoptées au Sommet des Nations Unies de 2005, selon lesquelles il faudrait respecter les principes de la Charte de l’ONU quand il s’agit de conflits interétatiques.  « La protection des civils est une question trop importante pour être exploitée à des fins politiques », a-t-il fait observer avant de conclure.


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