Chypre

S.E. M.  Demetris Christofias, Président

25 septembre 2012 (67e session)

Cyprus
Statement Summary: 

M. DEMETRIS CHRISTOFIAS, Président de Chypre, a déclaré que son pays encourageait la Tunisie, l’Égypte, le Yémen et la Lybie sur la voie de la consolidation de la démocratie et de l’état de droit.  Il a condamné la violence et les massacres de civils innocents en Syrie et s’est dit prêt à contribuer aux efforts internationaux entrepris pour gérer la crise et trouver une solution politique.

 

Chypre continue à vivre avec les conséquences de l’invasion et de l’occupation turques, a souligné le Président.  La Turquie viole les droits de l’homme et les libertés fondamentales de dizaines de milliers de personnes déplacées.  Après son élection en 2008, M. Christofias a pris l’initiative, avec le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, de mettre un terme à l’impasse et de lancer un nouveau processus de négociations directes avec le dirigeant de la communauté chypriote turque, M. Mehmet Ali Talat.  Or, depuis 2010, le nouveau dirigeant de cette communauté, M. Dervis Eroğlu, a rompu les engagements pris par son prédécesseur.  En mars dernier, alors que Chypre assumait la Présidence de l’Union européenne, il a quitté les négociations.

Le processus de négociations sur Chypre est encadré par la résolution 2026 (2011) du Conseil de sécurité, a rappelé M. Christofias.  Mon gouvernement, a-t-il affirmé, est déterminé à le reprendre de bonne foi, en vue de parvenir à une fédération bizonale, bicommunale et dotée d’une personnalité internationale ainsi que d’une citoyenneté et d’une souveraineté uniques.  Il a appelé l’autre partie à revenir à la table des négociations, à poursuivre le dialogue et à partager sa vision d’un pays « libre et uni ».

Alarmé par le comportement de la Turquie qui sape la souveraineté de Chypre en faisant une démonstration de sa force militaire autour de l’île, le Président a noté que la Turquie n’avait pas signé la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et ne respectait pas le droit international coutumier.  La Turquie n’a jamais proclamé de zone économique exclusive ni conclu d’accords délimitant cette zone ou le plateau continental dans l’est de la Méditerranée.  « La Turquie se comporte comme si la République de Chypre n’existait pas sur la carte de la région », a déploré M. Christofias.  Il a appelé la Turquie à cesser ses provocations et a fait une fois de plus valoir que, « dans un pays réunifié, les ressources naturelles, y compris les hydrocarbures, constitueront une richesse commune pour tous les Chypriotes ».


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