Chine

S.E. M. Yang Jiechi, Ministre des affaires étrangères

27 septembre 2012 (67e session)

China
Statement Summary: 

M. YANG JIECHI, Ministre des affaires étrangères de la Chine, a vanté l’égalité et la démocratie dans les relations internationales.  « Nous nous abstenons de nous ingérer dans les affaires intérieures d’autrui et d’imposer notre volonté aux autres, et nous ne tolérons aucune ingérence extérieure dans les affaires intérieures de notre pays », a-t-il précisé.  La Chine est d’avis qu’il faut faire avancer la construction d’un système de gouvernance économique mondiale avec la réforme du système financier international comme élément clef.  Il faut mettre en œuvre rapidement la réforme des quotes-parts et de la gouvernance des institutions financières internationales, dont le Fonds monétaire international (FMI), en renforçant la représentation et le droit à la parole des économies émergentes et des pays en développement.

« Nous devons respecter la diversité du monde et le droit de chaque État de choisir librement sa voie de développement », a poursuivi M. Jiechi.  « Nous devons nous en tenir au dialogue et aux négociations pour régler les différends et nous opposer à l’usage arbitraire de la force et à la menace de la force », a-t-il ajouté.

Préoccupée par les tensions persistantes et l’aggravation de la situation humanitaire en Syrie, la Chine, a-t-il dit, appelle les différentes parties syriennes à cesser immédiatement les conflits et les actes de violence, à mettre en œuvre les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, le plan en six points et le Communiqué du Groupe d’action sur la Syrie, et à ouvrir le plus vite possible un dialogue politique inclusif en vue d’une transition politique conduite par le peuple syrien lui-même.  Selon le Ministre des affaires étrangères, les parties concernées de la communauté internationale doivent jouer un rôle positif et constructif, soutenir, par des actions concrètes, le Représentant spécial conjoint de l’ONU et de la Ligue arabe, M. Lakhdar Brahimi, dans ses efforts pour une médiation impartiale.

« En tant qu’acteur, bâtisseur et contributeur important du système international, la Chine œuvre à partager avec tous les pays du monde les opportunités de développement », a assuré M. Jiechi.  La Chine a déployé 21 000 personnes dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU et participé activement à la coopération internationale contre le terrorisme, la piraterie et la prolifération des armes.  Poursuivant notamment une politique d’amitié et de coopération à l’égard des pays voisins, elle a élargi ses échanges avec eux et contribué à plus de 50% à la croissance asiatique.

En 2011, la Chine a enregistré une croissance de 9,3% de son PIB, fait avancer la restructuration et amélioré le bien-être de son peuple.  Pour la période du « XIIe Plan quinquennal », son marché intérieur sera un des premiers du monde, le volume de ses importations dépassera les 10 000 milliards de dollars et celui de ses investissements étrangers directs les 500 milliards de dollars, a annoncé le Ministre.  M. Jiechi a conclu en soulignant que « Diaoyu et ses îlots affiliés font partie intégrante du territoire chinois depuis l’Antiquité ».  La Chine en possède des preuves historiques et juridiques incontestables, a affirmé le Ministre.


Source

Droit de réponse (27 Septembre 2012)

Première déclaration :

Son homologue de la Chine a dénoncé une déformation de l’histoire servie par des arguments fallacieux qui défient le bon sens.  La Chine, a-t-il dit, est très claire.  Elle a une position bien définie et cohérente: les îles Diaoyou font partie intégrante du territoire chinois depuis l’antiquité et elle peut le prouver par des textes et la jurisprudence.  Le Japon a une longue histoire d’appropriation de territoires, comme c’était le cas pour Taiwan.  Les traités signés entre les États-Unis, la Chine et le Japon ont stipulé que tous les territoires volés à la Chine devaient lui être restitués.  Le représentant a donc regretté que le Gouvernement japonais tienne tellement à « son esprit colonial ».  L’achat récent de ces îles par le Japon n’était qu’un blanchiment d’argent et c’est à travers ce moyen illégal que le Japon essaie d’asseoir son autorité sur ces îles et de duper la communauté internationale.  Dénonçant « cette atteinte grave » au droit international et à la Charte des Nations Unies, il a aussi dénoncé un déni de la victoire sur le fascisme après la Deuxième Guerre mondiale.  Tout acte illégal reste illégal et ne produit jamais le droit, a-t-il dit, en voulant rappeler un principe simple du droit international et en soulignant que la Chine ne renoncera jamais à ses droits.

Deuxième déclaration :

Son homologue de la Chine s’est étonné que le Japon n’ait aucun remords face à son histoire coloniale.  Il a regretté cette « logique du voleur » après une guerre d’agression.  Nous sommes au XXIe  siècle mais le Japon continue de s’accrocher à une mentalité obsolète contre laquelle plus d’un milliard de Chinois se sont levés, a rappelé le représentant.  La Chine continuera de prendre des mesures déterminées pour sauvegarder son intégrité territoriale, a-t-il promis, en appelant le Japon à respecter l’histoire, à faire face à la réalité et à arrêter de se bercer d’illusions.  Le Japon devrait renoncer à tout acte qui viole ou sape l’intégrité de la Chine, a tranché le représentant. 

Source : GA/11295

Déclaration

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