Chili

S.E. M. Alfredo Moreno Charme, Ministre des affaires étrangères

28 septembre 2012 (67e session)

Chile
Statement Summary: 

M. ALFREDO MORENO CHARME, Ministre des relations extérieures du Chili, a fait valoir que l’Amérique latine, en dépit de ses différences, avait appris à vivre dans la diversité et avait progressé plus que les autres régions au cours de la dernière décennie.  Se tournant vers la communauté internationale, il a salué le rôle de la Commission de consolidation de la paix.  À cet égard, il a estimé que les modifications de la composition et de la taille de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) devraient être compensées par un renforcement de la présence des institutions spécialisées, fonds et programmes de développement du système des Nations Unies, pour contribuer à la reconstruction d’Haïti.

Dans cet esprit de consolidation de la paix, a poursuivi M. Charme, le Chili a accepté l’invitation de la Colombie à accompagner le processus de négociations qu’elle a initié pour mettre un terme au conflit interne vieux de plus de 50 ans.  M. Charme a ensuite réitéré l’appui du Chili à la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU et son opposition au droit de veto.  « Les pays qui jouissent du droit de veto ont une grande responsabilité et doivent l’utiliser avec modération et transparence pour résoudre les crises, en laissant de côté les positions nationales et les idéologies qui sapent le système », a-t-il dit.  Le Chili a présenté sa candidature au Conseil de sécurité pour la période 2014-2015.  Le Ministre chilien des relations extérieures a souligné que son pays, sensibilisé par l’expérience de sa propre démocratie interrompue il y a près de 40 ans, était fermement engagé dans la protection et la promotion des droits de l’homme.  Il a appuyé le renforcement du système des organes de traités des droits de l’homme et les travaux du Conseil des droits de l’homme.

Abordant la question de la crise financière internationale, M. Charme a mis en garde contre les politiques populistes et à court terme.  Les gouvernements doivent agir de manière responsable et contrôler les dépenses publiques.  Défenseur de la libéralisation du commerce, le Chili a conclu des accords de libre échange avec plus de 60 pays et se trouve parmi ceux qui ont les tarifs douaniers les plus bas.  Le Chili a participé récemment au lancement de l’Alliance du Pacifique avec le Pérou, le Mexique et la Colombie, afin de partager les potentiels de leurs économies réciproques.  Au cours des dernières années, les catastrophes naturelles se sont multipliées, a poursuivi le Ministre, en évoquant le tremblement de terre de 2010 et l’effondrement de la mine de San José.  Le Chili a renforcé ses mécanismes d’alerte et l’agence de protection civile, a indiqué le Ministre.  Il a attiré cependant l’attention de la communauté internationale sur le suivi des objectifs de Rio+20 pour la protection de l’environnement.  Enfin, le Chili se félicite d’assumer la présidence pro tempore de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), a indiqué le Ministre en conclusion.


Source

Droit de réponse (27 Septembre 2012)

Première déclaration :

Répondant à ces commentaires, le représentant du Chili a écarté les accusations de la Bolivie, en affirmant que le Chili respectait la libre circulation et encourageait le dialogue avec son voisin.  De plus, il a rappelé qu’aucun pays ayant participé au Sommet de Cochabamba n’avait souhaité que cette question soit traitée à l’échelle régionale, ce qui confirme bien, selon lui, le caractère bilatéral du différend.  Le représentant chilien a réaffirmé l’attachement de son pays au droit international ainsi qu’au respect des traités internationaux et à la coexistence pacifique entre les États.  Il a émis l’espoir de voir la Bolivie reprendre les pourparlers bilatéraux avec le Chili.

Deuxième déclaration :

S’exprimant à nouveau, le représentant du Chili a estimé que la Bolivie avait une vision faussée de l’histoire et des faits.  Ce n’est pas le Chili qui a rompu le dialogue avec la Bolivie, a-t-il soutenu.  Il a fait remarquer que la voie ferrée reliant la Bolivie au port chilien avait été détruite, en raison de la mauvaise gestion d’une entreprise bolivienne.  Il a également affirmé qu’une partie des réserves en devises de la Bolivie, estimée à 13 milliards de dollars, sont le fruit de la libre circulation et de l’utilisation des ports chiliens par la Bolivie.

Source : GA/11296

Déclaration

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