Albanie

S.E. M. Bujar Nishani, Président

27 septembre 2012 (67e session)

Albania
Statement Summary: 

M. BUJAR NISHANI, Président de l’Albanie, a noté la coopération accrue entre son pays et les Nations Unies au cours des 50 dernières années, et l’attention particulière qu’il accorde à sa réforme.  « L’ONU se doit d’être plus cohérente et efficace, en particulier en termes d’aide au développement », a estimé le Président.  À cet égard, il a rappelé qu’en tant que pays pilote de l’initiative « Unis dans l’action », l’Albanie a accueilli l’an dernier une conférence de haut niveau qui a adopté des recommandations « concrètes et utiles » en vue de permettre à l’ONU de « faire plus avec moins » pour atteindre les objectifs de développement agréés aux plans national et international. 

Le Président s’est dit fier de représenter un pays et une société largement reconnus pour leur ouverture d’esprit, leur tolérance et leur acceptation de « l’autre ».  À la lumière de son histoire, l’Albanie est un fervent partisan du dialogue entre les civilisations.  Cette volonté se reflète dans le thème choisi par la présidence albanaise du Conseil de l’Europe -« Unis dans la diversité »-.  Pour le Président, ce dialogue doit être perçu comme un processus continu qui nécessite volonté et dévouement.  Il a jugé inadmissible de laisser « les actions inconscientes de groupes subversifs » entraver les efforts communs de parvenir à une meilleure entente mutuelle dans un monde de plus en plus globalisé. 

Attristée et frustrée par « la vidéo stupide » qui visait ce que les musulmans considèrent de plus sacré, la société albanaise dans son ensemble a exprimé son indignation et choisi d’ignorer cette provocation.  Le Président a regretté que dans d’autres parties du monde, la réaction ait été différente et que cette vidéo ait été utilisée pour alimenter la violence aveugle de foules en colère et désespérées.  Mais, a-t-il mis en garde, il ne faut pas confondre les actes terroristes et les réactions extrémistes avec les gouvernements et leur peuple.  « Aucune colère, fusse-t-elle légitime, ne peut justifier la violence », a dit le Président, en demandant aux gouvernements, aux sociétés et aux responsables religieux de fermement s’opposer à de tels actes.  Il a vivement condamné les « actes terroristes » contre l’ambassade des États-Unis en Libye, ainsi que les protestations violentes contre des ambassades occidentales.

Abordant également la situation en Syrie, le Président a fermement condamné la « répression féroce » contre des gens épris de liberté de la part d’un régime qui a définitivement perdu toute légitimité.  Il a uni sa voix à celle des pays qui demandent au Conseil de sécurité  une réponse plus ferme, conformément à la Charte des Nations Unies. « N’avons-nous donc pas appris de nos erreurs dans les tragédies passées du Rwanda et de la Bosnie? » s’est interrogé le Président.


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