Secrétaire général des Nations Unies

S.E. M. Ban Ki-moon, Secrétaire général

21 septembre 2011 (66e session)

S.E. M.Ban Ki-moon

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Résumé de la déclaration : 

M. BAN KI-MOON, Secrétaire général des Nations Unies, a présenté cinq impératifs qu’il a nommés « cinq opportunités générationnelles ».  La première et la plus grande est le développement durable qui est l’impératif du XXIe siècle, a-t-il dit, en espérant que « Rio+20 » soit un succès et que nous fassions des progrès déterminants en matière de changements climatiques.  Il a insisté que l’énergie est la clef de notre planète, de notre mode de vie en citant le lancement d’une nouvelle initiative pionnière: « Énergie durable pour tous ».  Il a mis l’accent sur la nécessité d’investir dans l’éducation et dans la santé des femmes et des jeunes et de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

 

Le Secrétaire général a ensuite mis l’accent sur la prévention en rappelant que le budget annuel de maintien de la paix atteint à ce jour près de 8 milliards de dollars.  Il a estimé qu’il était essentiel de prévenir les violations des droits de l’homme, de promouvoir l’état de droit et de lutter contre l’impunité.

Le troisième impératif est de construire un monde plus sûr, ce qui est une des responsabilités clefs des Nations Unies.  Faisant référence à la situation en Côte d’Ivoire, il a précisé qu’en collaboration avec les partenaires régionaux, l’ONU a su préserver la démocratie et les droits de l’homme pour cinq millions d’habitants.  Il a cité les interventions de l’ONU en Afghanistan, en Iraq, au Darfour, au Moyen-Orient, en République démocratique du Congo et au Libéria.  Nous devons être innovants et maximiser la force du bien que représentent les opérations de maintien de la paix de l’ONU.  Aujourd’hui, nous sommes capables d’intervenir plus vite et de manière plus efficace et nous continuerons, s’est-il félicité, en rappelant que l’ONU était la première organisation de secours dans le monde, qui est intervenue en particulier au Pakistan et en Haïti.  Il a mis l’accent sur le rôle du Fonds central des Nations Unies pour les interventions d’urgence (CERF) en appelant les États Membres à répondre à l’appel des enfants de la corne de l’Afrique et de la famine qui sévit en Somalie.

La quatrième priorité est d’appuyer les pays en transition, a-t-il insisté. Nous devons faire en sorte, a-t-il dit, que le printemps arabe se traduise par un espoir pour tous.  Il a précisé que l’ONU allait créer une mission d’assistance à la Libye.  S’agissant de l’escalade de la violence en Syrie, il a regretté que le Gouvernement syrien n’ait jamais respecté ses promesses de mettre en œuvre des réformes et cesser les violences.  Il a mis l’accent sur les besoins particuliers des pays sortant des conflits, en estimant qu’il faudra aider à remettre sur pied les dispositifs judiciaires et les services publics, à organiser des élections ou écrire une nouvelle constitution.

Enfin, M. Ban a souligné qu’il était impératif de faire beaucoup plus en direction des femmes et des jeunes.  Les femmes, qui portent une moitié du ciel, représentent des opportunités immenses.  C’est pourquoi, elles doivent participer à l’administration publique et à la gestion des entreprises, a-t-il insisté, en se félicitant de l’entrée en fonctions en janvier dernier d’ONU-Femmes, un instrument de changement puissant et dynamique.  Il s’est dit particulièrement heureux de voir autant de femmes participer cette année au débat général de l’Assemblée générale.  Il a salué en particulier la présence de Mme Dilma Rousseff, Présidente du Brésil, qui sera la première femme chef d’État à ouvrir le débat général.  Nous mettrons aussi l’accent sur les jeunes qui sont notre avenir, a-t-il dit en soulignant l’importance de trouver de nouveaux moyens de créer des emplois pour les jeunes à travers le monde.

Par ailleurs, le Secrétaire général a déclaré que nous devons évoluer avec notre temps, en estimant que la transparence et la responsabilité doivent demeurer nos maîtres mots.  Il a reconnu la nécessité de rationaliser la procédure budgétaire et d’aider l’ONU à faire les choses à un prix qu’aucun pays ne pourra battre à lui seul.  « Nous devons nous efforcer, a-t-il ajouté avant de conclure, de créer un corps de fonctionnaires plus moderne et plus mobile, une ONU plus rapide et plus souple, une ONU qui innove et tire parti des réseaux sociaux et des nouvelles technologies, une ONU qui aide à régler des problèmes réels en temps réels ». 


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