République dominicaine

S.E. M. Leonel Fernández Reyna, Président

22 septembre 2011 (66e session)

Dominican Republic
Statement Summary: 

M. LEONEL FERNÁNDEZ REYNA, Président de la République dominicaine, a rappelé que, 10 ans auparavant, la ville de New York avait été frappée par des attentats, avec pour conséquence des milliers de pertes en vies humaines.  Il a ajouté que la guerre d’Afghanistan qui avait suivi avait fait plus de décès que l’événement qui l’avait provoquée.  Il a aussi évoqué l’invasion de l’Iraq qui, selon lui, a suscité de nombreuses polémiques à l’échelle internationale tout en produisant de nouvelles victimes et de nouvelles vagues de souffrances humaines tout en provoquant la destruction de richesses.  Le Président a ainsi souligné, parmi la leçon apprise de ces 10 dernières années, la nécessité d’un effort collectif pour éliminer le terrorisme comme pratique inhumaine, ainsi que ses racines économiques, sociales, politiques, culturelles, idéologiques et religieuses.

Le Président s’est ensuite attardé sur la crise financière internationale provoquée, à ses yeux, par le manque d’application de règles claires dans le système financier international.  Il s’est interrogé sur la demande surprenante des marchés de capitaux qui exigent que les gouvernements payent la dette créée par les dépenses visant à sauver le naufrage de ces mêmes institutions financières.  Les politiques de sauvetage des institutions financières, a-t-il précisé, ont conduit à la diminution de la qualité de vie des populations et ont donné lieu à un malaise social qui a généré des protestations.  Ces protestations populaires ont abouti, selon le Président, à l’effondrement de certains gouvernements dans un scénario nouveau semblable aux coups d’État, mais que M. Fernández a appelé « coups de marché ». 

Dans une esquisse de solution pour renflouer les caisses des institutions financières, le Président a suggéré la mise en place d’une taxe de 5% sur les transactions financières internationales évaluées à 4 000 milliards de dollars par jour.  Une telle mesure, a-t-il démontré, permettrait de mettre de côté 20 milliards de dollars par jour et 4 800 milliards de dollars par an; des fonds qui permettraient de résoudre la crise économique et financière qui secoue le monde.  Il a aussi décrié les paradis fiscaux qui érodent les fonds nécessaires aux divers États pour la résolution des questions de développement.

Dans une même perspective économique, il a regretté que la spéculation financière fasse monter les prix des produits alimentaires et pétroliers, et il a souligné que cette situation avait fait augmenter de 150 millions le nombre de personnes victimes de la faim à travers le monde.  Afin de résoudre ce problème de spéculation, le Président a suggéré l’établissement de mesures de portée internationale pour garantir la transparence des marchés et la stabilité des prix.  Il a indiqué enfin que « les aliments devraient servir seulement pour garantir la survie de l’espèce humaine sur la planète ».


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Déclaration

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