Palaos

S.E. M. Johnson Toribiong, Président

22 septembre 2011 (66e session)

S.E. M.Johnson Toribiong

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Résumé de la déclaration : 

M. JOHNSON TORIBIONG, Président des Palaos, a déclaré que des forces dépassant le contrôle de son pays, et que celui-ci n’avait aucunement provoquées, ravageaient les océans et endommageaient les terres et les récifs de corail.  Il a tout d’abord dénoncé l’industrie de la pêche, expliquant que les bateaux de pêche ne respectaient pas les frontières ni les lois ou coutumes des Palaos.  Les thons sont pêchés pour quelques centimes, et on chasse les requins pour leurs ailerons pour une fraction du montant que dépenseraient les touristes pour les voir vivants.  Les efforts de protection de la vie maritime doivent dépasser les frontières et requièrent une coopération internationale, a-t-il dit.

M. Toribiong a fait savoir que depuis qu’il avait annoncé, il y a deux ans, la création d’un sanctuaire de requins, d’autres pays s’étaient ralliés à cette initiative et qu’à l’heure actuelle, la zone de sûreté de ces animaux marins s’étendait à 2,7 millions de kilomètres carrés.  La santé de nos océans dépend des requins, a-t-il rappelé.  Le Chef de l’État a souligné que les pêcheries mondiales devaient être durables, demandant à ce que l’on mette un terme aux pratiques dangereuses, à la chasse aux ailerons de requins et au chalutage de fond.  Il a également appelé à la création d’une zone de protection du thon, précisant que cette proposition serait étudiée en décembre à l’occasion de la Conférence sur le thon des îles du Pacifique.  M. Toribiong a par ailleurs évoqué la possibilité que le territoire des Palaos fût irradié et qu’il craignait que certains poissons ne fussent plus comestibles. 

Évoquant par ailleurs les effets néfastes des changements climatiques, il a constaté avec regret qu’une solution n’était toujours pas à portée de main.  Aucun accord contraignant n’a été conclu, et l’échec de certains États à se rendre à l’évidence des implications sécuritaires des changements climatiques est pathétique.

M. Toribiong a ensuite fait savoir que les Palaos et les Îles Marshall allaient engager l’Assemblée générale à obtenir d’urgence, en vertu de l’Article 96 de la Charte, un avis consultatif de la Cour internationale de Justice relatif à la responsabilité des États de s’assurer que leurs activités émettrices de gaz à effet de serre ne soient pas nuisibles à d’autres États.  Il est grand temps de définir la façon dont s’applique le droit international dans le contexte des changements climatiques, a-t-il affirmé.

Le Président des Palaos a ensuite indiqué qu’il avait mis sur pied une équipe spéciale chargée d’acquérir un câble optique sous-marin afin de permettre au pays d’être mieux à même de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement.  Il s’est par ailleurs félicité du fait que le Conseil des droits de l’homme ait adopté à l’unanimité le rapport périodique universel des Palaos.  Il a aussi annoncé qu’à compter de cette semaine, les Palaos étaient signataires de toutes les principales conventions relatives aux droits de l’homme.


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