Ex-République yougoslave de Macédoine

S.E. M. Nikola Gruevski, Premier Ministre

24 septembre 2011 (66e session)

Statement Summary: 

M. NIKOLA GRUEVSKI, Président de l’ex-République yougoslave de Macédoine, a déclaré que la diplomatie préventive méritait davantage d’attention à la fois comme notion et mécanisme de prévention de conflit.  Les organisations régionales et sous-régionales ont un rôle à jouer pour assister les États nouvellement indépendants à régler les questions en suspens.  M. Gruevski a par ailleurs estimé que l’engagement en faveur des Objectifs du Millénaire pour le développement ne devrait pas faiblir du fait de la crise économique.  Il a également lancé un appel pour que l’on réponde de manière « responsable, engagée et adéquate » aux effets des changements climatiques sur la base du principe de responsabilité commune mais différenciée.  M. Gruevski a ensuite fait observer que les conflits enlisés demeuraient un défi sur les plans régional et international.  Il a soutenu que l’ONU demeurait le point central du multilatéralisme et de la gouvernance mondiale.  Le défi du cynisme et du scepticisme, a-t-il ajouté, ne peut être vaincu que par le défi d’une vision et de l’action.  Le Chef d’État a par ailleurs estimé qu’en 2012, la « réunion des dirigeants » devrait être consacrée à l’éducation, l’innovation et les progrès technologiques dans le cadre du développement durable.  Il a ensuite fait part de l’ambition de son pays de devenir un leader régional en matière de réforme éducative, d’éducation, d’investissements, de technologies, et de protection de l’environnement et des droits de l’homme.

Le Président a ensuite évoqué le droit de son pays d’avoir une identité et l’objection de son « voisin du Sud » à l’égard de son nom et de son identité.  Ce différend, a-t-il affirmé, est unique au monde.  « Il est imposé par le besoin d’un pays, notre voisin, de monopoliser deux noms et par sa détermination stratégique à ne pas nous laisser exister comme nous le ressentons ».  « Imaginez l’état d’esprit dans lequel mes citoyens se trouvent », s’est indigné M. Gruevski.  «  Nous sommes victimes de chantage et nos efforts de développement sont freinés par les entraves imposées par notre voisin du Sud à notre entrée dans les institutions euro-atlantiques ».  M. Gruevski a engagé les États Membres à mettre un terme à cette situation, et à appuyer « la fierté et la dignité » de son pays.  « Nous voulons une solution qui ne fera de mal à personne, un nom qui marquera notre engagement, notre désir et notre détermination en faveur de la coexistence, la communauté, l’individualité et l’identité ».  Il s’est ensuite félicité de ce que 131 États Membres aient reconnu, à ce jour, le nom de « République de Macédoine ».
 


Source

Déclaration

Sessions précédentes