Estonie

S.E. M. Toomas Hendrik Ilves, Président

21 septembre 2011 (66e session)

S.E. M.Toomas Hendrik Ilves

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Résumé de la déclaration : 

M. TOOMAS HENDRIK ILVES, Président de l’Estonie, a rappelé que le vingtième anniversaire du rétablissement de l’indépendance de son pays coïncidait avec le vingtième anniversaire de son entrée aux Nations Unies comme État Membre.  S’il a salué la décision de M. Ban Ki-moon de faire porter son second mandat de Secrétaire général sur la démocratie et les droits de l’homme, M. Ilves a toutefois jugé que les résultats du mouvement démocratique initié il y a une génération étaient décevants.  En effet, selon le rapport annuel de l’organisation Freedom House, des anciennes républiques de l’empire soviétique, seules l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie peuvent aujourd’hui se prévaloir de l’état de droit, du respect des libertés fondamentales et d’élections libres et transparentes, a précisé le Président estonien.  Les révolutions en l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient constituent de toute évidence, a-t-il dit, des soulèvements populaires contre les violations répétées de l’état de droit, la corruption et l’injustice.  Il a tout particulièrement attiré l’attention sur le sort des femmes qui, après avoir pris part aux manifestations contre des régimes autocratiques et corrompus, doivent maintenant être complètement parties prenantes des processus politiques, afin de concrétiser les objectifs arrêtés dans la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité.

M. Ilves a ensuite attiré l’attention sur la situation en Afghanistan qu’il a considérée comme l’un des défis les plus importants pour la communauté internationale.  Convaincu de la nécessité d’y restaurer l’état de droit et la bonne gouvernance, le Président estonien a expliqué que son pays restait engagé en faveur des Afghans, en particulier de l’accès des femmes et des enfants de ce pays aux soins de santé et à l’éducation.  M. Ilves a également évoqué la situation en Géorgie, « dont l’intégrité territoriale a été violée à la fin du conflit en 2008 ».  Soulignant l’importance pour tous les pays, « et non seulement les petits pays », de respecter les principes fondamentaux du droit international, M. Ilves a appuyé la poursuite des pourparlers de Genève en vue de résoudre cette question.  Le Président a en outre abordé le sujet de l’Internet, qui joue un rôle déterminant dans les processus de démocratisation et de mobilisation des mouvements populaires.  Les États devraient donc faire tout leur possible pour faciliter le plein accès de leurs populations à l’Internet.  Il a cependant souligné les dangers inhérents à cet outil, comme par exemple les « cybermenaces » qui peuvent mettre en danger des communautés entières.  L’Estonie en a fait l’expérience en 2007, lorsqu’une série d’attaques avait sensibilisé l’opinion publique à la gravité d’une telle situation.  « C’est pourquoi, notre gouvernement a tout mis en œuvre pour sécuriser au maximum l’accès à l’Internet, dans le respect le plus strict des libertés individuelles », s’est félicité le Président.


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