Afrique du Sud

S.E. M. Jacob Zuma, Président

21 septembre 2011 (66e session)

Statement Summary: 

M. JACOB ZUMA, Président de l’Afrique du Sud, a plaidé pour une défense vigoureuse de l’impartialité et de l’indépendance des Nations Unies, notamment dans les situations de conflit, avant d’appeler à un renforcement du rôle des organisations régionales dans les processus de médiation.  En cas de conflit.  M. Zuma a déploré que les efforts déployés par l’Union africaine pour une issue pacifique de la crise en Libye n’aient jamais été en mesure d’aboutir.  Il a ensuite appelé à la cessation des combats en Libye et à l’arrêt des bombardements de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord sur ce pays, avant d’exhorter les nouvelles autorités libyennes à assurer la protection des travailleurs migrants se trouvant en Libye, dont 2,5 millions sont originaires des pays de l’Afrique subsaharienne.  « Des mesures doivent être immédiatement prises pour mettre fin aux meurtres, aux arrestations arbitraires et aux détentions abusives de travailleurs migrants subsahariens et des Libyens à la peau noire », a déclaré le Président Zuma.

Le Président de l’Afrique du Sud a ensuite dit qu’il apportait tout son soutien et celui de son pays à la demande de reconnaissance par l’Organisation des Nations Unies d’un État de Palestine, demande formulée par l’Autorité palestinienne.  Il s’agirait là d’une avancée décisive dans la voie de la paix et de la prospérité pour des millions d’habitants du Moyen-Orient, a-t-il déclaré.

Le Président sud-africain a ensuite plaidé pour que la communauté internationale reconnaisse la lutte, toujours en cours, menée par le peuple du Sahara occidental pour son droit à l’autodétermination, avant de réitérer l’appel de l’Afrique du Sud pour une levée de l’embargo qui frappe Cuba.

Passant en revue les réformes souhaitables à apporter à la gouvernance mondiale, M. Zuma a plaidé pour une réforme substantielle du Conseil de sécurité, réforme qui doterait notamment l’Afrique d’un siège de membre permanent au sein du Conseil.  Le Président de l’Afrique du Sud a ensuite exhorté la communauté internationale –les Nations Unies, mais aussi chaque État- à porter toute son attention sur les effets catastrophiques de la famine qui affecte en ce moment même la Somalie et les pays de la corne de l’Afrique environnants.

Enfin, M. Zuma a conclu son intervention en indiquant que le centenaire, qui sera célébré le 8 janvier 2012, de l’African National Congress (ANC), le plus ancien mouvement de libération en Afrique, était aussi une reconnaissance de l’immense apport des Nations Unies -qui avaient fait de l’apartheid un crime contre l’humanité-, dans la lutte contre le racisme et les discriminations.


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