Jordanie

S.M. M. Abdullah II, Roi

23 septembre 2010 (65e session)

Statement Summary: 

Le Roi ABDULLAH II BIN AL HUSSEIN, Chef d’État du Royaume hachémite de Jordanie, réaffirmant le rôle central de l’ONU, a déclaré qu’il fallait résister aux forces de la division qui répandent la mésentente et la méfiance, en particulier entre les peuples de religions différentes.  La Jordanie parraine un projet de résolution en vue de décréter une semaine mondiale annuelle sur l’harmonie interconfessionnelle, pour promouvoir la tolérance, le respect de l’autre et la paix.

Le Roi a estimé que les négociations directes entre les Palestiniens et les Israéliens ouvraient la perspective d’un règlement permanent du conflit israélo-palestinien prévoyant deux États.  La création d’un État palestinien indépendant, viable et souverain, vivant côte à côte avec Israël, préparera la voie pour une paix régionale globale.  Il est grand temps de mettre fin à ce conflit qui empêche d’investir dans le progrès et la prospérité.  Un échec ne ferait qu’entraîner le monde dans une spirale de souffrance, de frustration et de guerre, menaçant la sécurité et la stabilité au-delà des frontières du Moyen-Orient.

Pour éviter cela, a conseillé le Roi, les pourparlers doivent être menés avec engagement, sincérité et courage, et sans mesure provocatrice ou unilatérale susceptible de faire dérailler les négociations.  Les parties, a-t-il encouragé, doivent travailler avec acharnement pour produire rapidement des résultats.  Cela veut dire, a précisé le Roi, traiter des questions sur le statut final avec pour objectif de mettre fin à l’occupation et de parvenir le plus tôt possible, à une solution à deux États, seule solution valable.  « Le statu quo est tout simplement inacceptable.  Assez d’injustice, assez de sang », s’est impatienté le Roi.

Avec l’Initiative de paix arabe, a-t-il estimé, la Jordanie et le reste du monde arabe et musulman offrent à Israël une occasion sans précédent pour un règlement global, un règlement qui lui permettra d’avoir des relations normales avec 57 États arabes et musulmans, soit un tiers des Nations Unies.


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