Suisse

S.E. M.  Hans-Rudolf Merz, Président

24 septembre 2009 (64e session)

S.E. M. Hans-Rudolf Merz

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Résumé de la déclaration : 

M. HANS-RUDOLF MERZ, Président de la Confédération suisse, a déclaré que nous vivons dans un monde interconnecté dans lequel des questions comme les changements climatiques, la crise alimentaire, les migrations, les pandémies, le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive ne s’arrêtent pas aux frontières.  « Faire face à ce genre de défis globaux exige une action déterminée et coordonnée aux niveaux national, régional et international » a poursuivi M. Merz, soulignant que la coopération internationale était devenue vitale, et que le monde avait plus que jamais besoin de l’ONU. 

À cet égard, il a estimé que les Nations Unies devaient poursuivre sur le chemin de la réforme afin de renforcer leur légitimité et qu’il fallait renforcer leur coopération avec le G-20.  Passant à la question de la crise financière et économique qui préoccupe le monde, M. Merz a affirmé qu’en plus des mesures de stabilisation prises à ce jour, il fallait que l’activité économique revienne à des valeurs et à des vertus fondamentales.  Le FMI, la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’ONU disposent selon lui des connaissances et des instruments nécessaires pour combattre cette crise, et il est essentiel d’assurer que les voix de ces institutions soient entendues au sein du G-20. 

Pour M. Merz, cette crise ne suffit cependant pas pour remettre en cause l’économie de marché et la mondialisation.  Il faut des réformes certes, a-t-il reconnu, tout en partageant les inquiétudes face à la nouvelle tendance au protectionnisme qui mènerait, selon lui, au désastre.  La Suisse salue dès lors l’appel à la conclusion du Cycle de Doha, exprimé lors de la Conférence de l’ONU sur la crise économique et financière.  Abordant la question du retard possible dans la réalisation des Objectifs du Millénaire, M. Merz a expliqué que son pays maintiendrait le niveau de son aide malgré des contraintes budgétaires. 

Pour la Suisse il est important que la Conférence de Copenhague soit un succès.  Mon pays, a affirmé le Président, veut et peut montrer l’exemple en termes de réduction des émissions de CO2 puisqu’elle atteindra ses objectifs de 2012, et est prête à réduire ses émissions de 20% d’ici à 2020.  Compte tenu du coût élevé des adaptations aux changements climatiques, la Suisse est en faveur d’une taxe carbone à l’échelle mondiale fondée sur le principe du pollueur-payeur afin de faire face à ces nouveaux besoins. 

Rappelant que cette année marque le soixantième anniversaire de la Convention de Genève, M. Merz a indiqué que la Suisse organisait une rencontre ministérielle ce samedi à New York afin d’identifier les moyens de renforcer le respect des Conventions de Genève, et qu’elle accueillera en novembre une conférence internationale d’experts ouverte à tous les États parties à ces Conventions, qui portera sur les défis présents et futurs auxquels le droit international humanitaire doit répondre. 

La Suisse présentera aussi sa candidature pour un second mandat au Conseil des droits de l’homme, en 2010.  M. Merz a également annoncé la candidature de la Suisse à la présidence de la soixante-cinquième session de l’Assemblée générale, en proposant comme personnalité, Joseph Deiss, ancien Président de la Confédération.


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