Saint-Vincent-et-les Grenadines

S.E. M. Camillo Gonsalves, Président de la délégation

29 septembre 2009 (64e session)

Saint-Vincent-et-les Grenadines
Statement Summary: 

M. CAMILLO M. GONSALVES, (Saint-Vincent-et-les Grenadines) a estimé que les défis auxquels le monde faisait face renvoyaient tous à un enjeu central: le combat que mènent les puissants en vue de conserver un pouvoir dont la légitimité est révolue.  Nous vivons, a-t-il poursuivi, dans un monde gouverné par les normes et les théories du passé.  Notre incapacité à nous adapter, a-t-il encore estimé, a des conséquences désastreuses sur nos peuples.

Reprenant les propos du Président américain, M. Barack Obama, qui, mercredi dernier devant l’Assemblée générale, avait estimé que les défis du multilatéralisme trouvaient leur origine dans « le mécontentement généralisé face au statu quo », le représentant a noté que la même analyse s’appliquait tant au Conseil de sécurité, vieux de 63 ans, qu’aux institutions de Bretton Woods, âgées elles de 65 ans, de même qu’à l’embargo contre Cuba, qui date d’il y a 49 ans.  À cette liste, M. Gonsalves a encore ajouté les huit années de négociations toujours inachevées du Cycle de Doha, les 12 années d’existence du « protocole non contraignant de Kyoto », et les sept ans du « consensus non atteint de Monterrey ».  Au total, a relevé M. Gonsalves, c’est le statu quo géopolitique qui persiste.  Ce qui persiste, a-t-il poursuivi, ce sont les structures d’un monde hérité de la Seconde Guerre mondiale, sur les décombres du colonialisme et de l’exploitation, et qui s’est sclérosé pendant la guerre froide.

Le représentant a de même estimé que « notre mécontentement est causé non seulement par la stagnation, mais aussi par l’exclusion ».  Il a noté que même si son pays « disposait d’un siège dans cette enceinte sacrée, c’est souvent le siège d’un spectateur des drames de l’histoire ».  Les metteurs en scène et les acteurs de ce drame sont ailleurs que dans cette salle de l’Assemblée générale, a-t-il regretté.  Évoquant la crise financière, le représentant a relevé que son pays, comme d’autres, en subit les effets alors qu’il n’y avait pas contribué.  Il a dénoncé le G-20 qui s’est autoproclamé « premier forum de coopération économique internationale », tout en regrettant que son pays n’ait pas été invité.  M. Gonsalves a contesté la légitimité du G-20 de même que le bilan proposé par cette instance lors du dernier Sommet de Pittsburgh.  Les populations de Saint-Vincent-et-les Grenadines, de même que celles des pays en développement, continuent à souffrir de l’impact de « la main invisible du marché », a-t-il noté.  Le représentant a en outre dénoncé la mise à l’index de son pays, classé parmi les « paradis fiscaux » du monde.  Il s’est aussi inquiété de l’impact de la criminalité et du trafic de drogues dans son pays et dans les Antilles en général.
 


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Déclaration

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