République tchèque

S.E. M.  Václav Klaus, Président

23 septembre 2009 (64e session)

S.E. M. Václav Klaus

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Résumé de la déclaration : 

Rappelant que cette année marquait le vingtième anniversaire de la chute du communisme, M. VÁCLAV KLAUS, Président de la République tchèque, a indiqué que son pays, comme nombre d’autres pays d’Europe centrale et orientale, avait réussi à édifier une démocratie politique stable et une économie de marché libre.  Il s’est félicité de ce que grâce aux mesures mises en œuvre jusqu’à présent pour enrayer le crise financière, une « réaction protectionniste massive » ait pu être évitée. 

Le protectionnisme, sous toutes ses formes, doit être résolument condamné, a-t-il affirmé, avant de prévenir que « nous nous trouvons au début d’une période postcrise difficile et très compliquée ».  Il a averti que de nombreux États Membres font face au « piège de la dette », tandis que les flux de capitaux privés se font plus rares.  Les déficits fiscaux « énormes » compromettent la croissance économique aussi bien des pays développés que des pays en développement, a-t-il également indiqué.

Pour le Président tchèque, ce serait une « erreur tragique » que d’affaiblir la liberté économique au profit de régulations « étatiques ou supra-étatiques ».  Lorsque nous cherchons une réaction appropriée aux problèmes liées à la crise actuelle, a poursuivi M. Klaus, nous devons réaliser que la crise était l’échec des gouvernements et non des marchés. 

Ne nous laissons pas leurrer en croyant que le cycle économique et ses conséquences pourraient être évités par plus de régulations ou une gouvernance mondiale de l’économie mondiale, a-t-il notamment dit.  La croissance économique dépendra de la suppression des barrières commerciales et de l’érection d’autres qui compliqueraient l’accès des pays pauvres aux marchés et leur capacité à se développer par leurs propres moyens.  . 

Abordant la question des changements climatiques, le Président tchèque a estimé que les mesures proposées jusqu’à présent pour y remédier représentaient un « lourd fardeau », aussi bien pour les pays développés que pour les pays en développement.  Les pays riches, qui défendent souvent ces questions dans les forums internationaux, perdent pourtant leur capacité à aider les pays plus pauvres à assumer ces coûts supplémentaires, a prévenu le Président.


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