Pérou

S.E. M. Jose Antonio Garcia Belaunde, Ministre des affaires étrangères

28 septembre 2009 (64e session)

Statement Summary: 

M. JOSÉ ANTONIO GARCÍA BELAUNDE, Ministre des affaires étrangères du Pérou, s’est demandé comment il était possible qu’au beau milieu d’une des crises économiques des plus graves, et alors qu’un milliard de personnes vivaient dans la pauvreté extrême, le montant alloué en 2008, à l’échelle mondiale, aux dépenses militaires, ait dépassé 1 464 milliards de dollars.  Rien qu’en Amérique du Sud, ces dépenses ont atteint le montant de 156 milliards de dollars, a précisé M. Belaunde.  Le Président du Pérou, M. Alan García Pérez, a lancé un appel pour dénoncer cette absurdité, estimant pour sa part qu’il fallait créer les conditions requises pour renforcer la sécurité et la confiance dans la région, a indiqué le Ministre.  Il a ainsi proposé de signer un pacte de non-agression qui garantirait l’établissement d’une zone de paix en Amérique du Sud, ainsi que d’une force de paix et d’interposition pour empêcher que des conflits n’éclatent dans la région.  L’objectif, a expliqué M. Belaunde, serait de garantir un système de sécurité collective régionale.

Une deuxième menace internationale ne reçoit pas toute l’attention qu’elle mérite, selon le Ministre: la production et le trafic de stupéfiants.  Leurs conséquences touchent non seulement la santé et la sécurité de plus de 200 millions de personnes, mais aussi à l’environnement.  Selon un récent rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), il est devenu évident que les réseaux de trafiquants sud-américains coopèrent entre eux, a souligné M. Belaunde, qui a jugé nécessaire d’apporter une réponse commune à un phénomène transnational.  Sur le plan environnemental, il faut raser trois hectares de forêt pour planter un hectare de coca, a-t-il encore souligné, relatant le déboisement de plus de 2,5 millions d’hectares jusqu’à présent en Amérique du Sud.  Le Ministre a regretté que les efforts déployés au niveau national -plus de 600 millions de dollars par an-, ne soient pas suffisamment soutenus par les pays où la drogue est consommée, sur la base du principe de la responsabilité partagée.  C’est la raison pour laquelle le Pérou estime que l’ONUDC devrait élaborer un rapport identifiant les ressources mondiales disponibles et les possibilités de coopération dans la lutte contre les stupéfiants, afin de mieux mobiliser les États et les organisations internationales et régionales.

Par ailleurs, le Ministre a indiqué que son pays subissait les effets négatifs des changements climatiques en raison de la fonte de ses glaciers.  Le Pérou, a-t-il dit, appuie la conclusion d’engagements internationaux contraignants, comme la taxation à hauteur de 50 cents par baril de pétrole, ou de programmes d’adaptation aux changements climatiques dans les pays en développement.  Abordant la question des migrants, il a appuyé l’idée d’une responsabilité partagée des pays des migrants et des pays d’accueil.  Les migrations ont été au fil de l’histoire un facteur de développement et d’enrichissement des cultures, a rappelé le Ministre, qui a déclaré que cet aspect devrait être pris en compte par les pays d’accueil.

Enfin, le Ministre a exprimé sa préoccupation vis-à-vis de la situation au Honduras, avant de lancer un appel au dialogue et à la formation d’un gouvernement de transition respectueux de la tradition démocratique hondurienne.
 


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Déclaration

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