Jamaïque

S.E. M. Kenneth Baugh, Vice-Premier Ministre

26 septembre 2009 (64e session)

Statement Summary: 

M. KENNETH BAUGH, Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères de la Jamaïque, a estimé que les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure et très endettés constituaient une autre catégorie d’États méritant une attention particulière.  En théorie, en vertu de leur PIB par habitant, ces pays n’ont pas accès à une assistance internationale, a-t-il noté, en estimant que cette approche du PIB par habitant ne témoignait pas de la vulnérabilité de ce type de pays par rapport aux chocs externes. 

Il a dit que les pays de la CARICOM faisaient face à la fois aux conséquences des changements climatiques et à la diminution, en raison de la crise financière internationale, d’envois de fonds depuis l’étranger.  Il a indiqué que cette situation alourdissait le fardeau de la dette jamaïcaine qui représente 125% de son PIB.  Il a dit qu’une révision des critères permettrait de résoudre le problème de l’accessibilité aux ressources internationales à long terme de ces pays. 

Il s’est dit encouragé par la franchise de la plupart des pays du G-20 quant à leurs préoccupations relatives à la situation des pays en développement face à la crise. Il a souhaité que cet esprit se traduise par des objectifs chiffrés et ciblés.  Rappelant que la Jamaïque dépend fortement du commerce, il a estimé urgent d’achever le Cycle de Doha.  Quel que soit le résultat de ces négociations, a-t-il insisté, elles devront profiter à nos agriculteurs et à nos consommateurs en transformant le commerce international en un moteur de croissance. 

Il a déclaré que le Sommet des petits États insulaires en développement (PEID) et le dernier sommet sur les changements climatiques ont mis l’accent sur l’urgence de réagir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.  En tant que petit État insulaire en développement particulièrement vulnérable, a-t-il souligné, la Jamaïque souhaite que la prochaine Conférence de Copenhague se traduise en résultats concrets et s’accorde sur le principe d’une responsabilité commune mais différenciée.  Il a mis l’accent sur la responsabilité première des pays industrialisés.  Le Ministre a insisté sur les efforts de son pays pour soutenir le développement économique et social à long terme et la stabilité d’Haïti ainsi que la lutte contre la criminalité transnationale organisée.  S’agissant de la réforme des Nations Unies, il a fustigé un Conseil de sécurité qui, selon lui, demeure un club exclusif et non représentatif de l’Organisation. 

Il a précisé que la Jamaïque dépendait fortement du commerce.  Il a donc souligné l’urgence qu’il y a à conclure les négociations du Cycle de Doha.  Quels qu’en soient leurs résultats, ils doivent d’abord et avant tout bénéficier aux fermiers, aux producteurs, aux exportateurs et aux consommateurs.  Nous devons transformer le commerce international en un moteur de croissance.
 


Source

Déclaration

Sessions précédentes

  • S.E. M. Andrew Holness
    Premier Ministre
  • S.E. Mme Kamina Johnson Smith
    Ministre des affaires étrangères et du commerce international
  • S.E. M. Andrew Holness
    Premier Ministre
  • S.E. M. Arnold Nicholson
    Ministre des affaires étrangères et du commerce international
  • S.E. M. Arnold Nicholson
    Ministre des affaires étrangères et du commerce international
  • S.E. Mme Portia Simpson Miller
    Premier Ministre
  • S.E. Mme Portia Simpson Miller
    Premier Ministre
  • S.E. M. Kenneth Baugh
    Ministre des affaires étrangères
  • S.E. M. Orette Bruce Golding
    Premier Ministre