Israël

S.E. M. Benjamin Netanyahu, Premier Ministre

24 septembre 2009 (64e session)

S.E. M.Benjamin Netanyahu

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Résumé de la déclaration : 

M. BENJAMIN NETANYAHU, Premier Ministre d’Israël, a rappelé qu’il y a 62 ans, les Nations Unies reconnaissaient aux juifs le droit de fonder un État sur leur terre ancestrale.  Cette Organisation a été créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et de l’Holocauste.  Pourtant, pas plus tard qu’hier, le Président de l’Iran a craché à la face de la communauté internationale ses diatribes antisémites.  Le mois dernier, a confié le Premier Ministre, je me suis rendu dans une villa de la banlieue de Berlin où, le 20 janvier 1942, des représentants des autorités nazies avaient décidé d’exterminer mon peuple. 

Un compte rendu détaillé de cette réunion existe, a-t-il déclaré, en le brandissant devant l’Assemblée générale et en affirmant qu’il contenait les modalités du projet d’extermination des juifs.  Il a ensuite montré un plan du camp de Birkenau signé d’Himmler.  Ces plans d’un camp où un million de juifs ont été assassinés, est-il un mensonge?  Le Président Obama, qui s’est recueilli le mois dernier sur le site d’Auschwitz, a-t-il salué un mensonge?  Le code barre tatoué sur le corps des juifs déportés, est-il aussi un mensonge?, a martelé le Premier Ministre israélien. 

Hier, l’homme qui qualifie l’Holocauste de mensonge s’est pourtant exprimé devant cette tribune, a-t-il accusé, avant de dire: « à tous ceux qui ont quitté leur siège, j’adresse ma gratitude.  Mais à tous ceux et celles qui ont choisi de rester, je vous demande si vous n’avez pas honte, si vous avez perdu tout sens de la décence pour écouter un homme qui nie le meurtre de six millions de juifs ».  Le Premier Ministre a estimé qu’il s’agit là d’une insulte à la Charte des Nations Unies.

L’Histoire nous a pourtant montré que lorsque l’on commence à s’attaquer aux juifs, on finit nécessairement par s’attaquer aux autres.  La pérennité de ce credo s’impose à toute société, a soutenu le Premier Ministre.  « On ne peut permettre que le passé triomphe de l’avenir », a-t-il dit.  Mais si le fanatisme le plus obscur accueille les armes les plus mortelles, la marche de l’Histoire pourrait être renversée, a-t-il prévenu. 

Le plus grand danger aujourd’hui, a assuré M. Netanyahu, est que les dirigeants fanatiques d’Iran acquièrent l’arme nucléaire.  Il a fustigé ce Gouvernement qui a tiré sur des manifestants pacifiques à l’occasion de la dernière élection présidentielle.  Le peuple iranien se soulève courageusement contre ses dirigeants, soutenu par les peuples du monde entier, a-t-il lancé.

Les derniers signes ne sont pas vraiment encourageants, a relevé le Premier Ministre, « car certains ici aux Nations Unies condamnent les victimes ».  C’est ce qu’un rapport récent des Nations Unies a fait en mettant à pied d’égalité terroristes et victimes.  Des milliers de roquettes et de tirs de mortiers ont été tirés, année après année, en direction d’Israël, prenant délibérément pour cible des populations civiles. 

Pourtant, rien n’a jamais été dit à ce sujet au Conseil des droits de l’homme, « qui porte si mal son nom ».  Nous, a insisté le Premier Ministre, nous avons achevé notre retrait de Gaza en 2005, et avions expulsé de leur domicile plus de 8 000 Israéliens » et ce que nous avons obtenu en échange, c’est « un camp fortifié de terroristes ».  Après huit ans d’attaques inlassables, Israël n’a pas eu d’autre choix que de réagir.  Face aux terroristes qui prennent pour cible des civils et se cachent derrière d’autres civils, nous avons choisi de privilégier des frappes chirurgicales et d’éviter autant que possible de toucher les populations locales en les enjoignant, par l’envoi de milliers de tracts et de textos, à quitter les lieux. 

Et pourtant, qui a été condamné par le Conseil des droits de l’homme? « Israël, bien sûr ».  Vous avez maintenant une décision à prendre, a déclaré le Premier Ministre en s’adressant à l’Assemblée générale: allez-vous accepter que cette farce se poursuive, alors que les pires violateurs des droits de l’homme continuent leurs actions en toute impunité?  Les Nations Unies doivent rejeter les conclusions de ce rapport biaisé, a-t-il martelé.  Sinon, ce sera une manière de dire à tous les terroristes du monde entier qu’ils sont libres de tirer sur des zones peuplées.

Ces Nations Unies qui nous ont applaudis quand nous avons quitté Gaza nous accusent maintenant d’être des criminels!  Israël s’est défendu à juste titre contre les terroristes, a plaidé M. Netanyahu.  Ce rapport est une mise à l’épreuve de la communauté internationale.  « Allez-vous vous ranger du côté des terroristes ou du côté d’un État qui assure son autodéfense »?, a-t-il encore demandé, en affirmant qu’à chaque fois qu’un dirigeant arabe a souhaité la paix, Israël l’a faite, comme avec l’Égypte et la Jordanie. 

Si les Palestiniens veulent vraiment faire la paix, nous la ferons, a-t-il assuré.  Nous demandons aux Palestiniens d’accepter ce qu’ils refusent sans cesse depuis 60 ans: reconnaître l’existence de l’État-nation du peuple juif.  Israël est la terre de nos ancêtres, a insisté le Premier Ministre.  Nous souhaitons vivre dans la paix et la prospérité avec le peuple palestinien, mais aussi dans la sécurité. 

C’est la raison pour laquelle l’État palestinien doit être démilitarisé, pour que ne soit pas créé un nouveau Gaza.  La dernière question qui se pose aujourd’hui à la communauté internationale, c’est de savoir si elle est prête à faire face aux forces terroristes dirigées par l’Iran ou à s’en accommoder, a conclu M. Netanyahu.


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