Ex-République yougoslave de Macédoine

S.E. M. Gjorge Ivanov, Président

25 septembre 2009 (64e session)

Statement Summary: 

Le Président de l’ex-République yougoslave de Macédoine, M. GJORGE IVANOV, a rappelé devant la soixante-quatrième Assemblée générale des Nations Unies la « priorité absolue » qu’était la mise en œuvre des Objectifs du millénaire pour le développement.  Soulignant la nécessité urgente d’établir des critères durables en matière de respect de la nature et de l’environnement, Gjorge Ivanov a indiqué que son pays est activement engagé dans la réalisation des buts que s’est fixés la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), il y a plus de 10 ans.

Se félicitant du thème de la session, le Président a fait valoir l’exemple unique que représente son pays en matière de cohabitation multiethnique et multiconfessionnelle.  Il a rappelé les « progrès impressionnants » réalisés par son pays, qui désormais espère engager les négociations sur son accession à l’Union européenne.  « Mon pays a rempli toutes les conditions préalables pour appartenir à l’OTAN », a ajouté le Président, réitérant son soutien à la coopération régionale et son engagement à de bonnes relations de voisinage et au dialogue.

« Tous les gouvernements de mon pays se sont concentrés sur les deux stratégies primordiales que sont l’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN », a martelé Gjorge Ivanov, qui partage les « valeurs euroatlantiques » et la vision commune sur l’élargissement de la zone de stabilité et de sécurité en Europe du Sud-Est.   Dans cette optique, le Président a souligné que « l’acte de notre voisin du sud qui a empêché l’entrée de mon pays à l’OTAN est contraire à l’Accord intérimaire de 1995 ». 

Cet acte était motivé, a-t-il constaté, par la volonté d’influencer les résultats des négociations tenues sous les auspices des Nations Unies.  Cependant, le Président a insisté sur le fait que son pays était sincèrement engagé dans le processus de règlement du différend qui l’oppose à son voisin du sud, dans le cadre du mécanisme mis en place par les résolutions de l’ONU.

Mon pays, a ajouté le Président, espère que malgré « l’absurdité du différend », le seul obstacle qui l’empêche d’accéder à la famille euroatlantique sera levé.  Malgré, a-t-il poursuivi, la violation flagrante des obligations internationales perpétrée par le voisin du sud et à propos de laquelle le pays a fait appel devant la Cour internationale de Justice (CIJ), mon pays demeure convaincu du pouvoir du dialogue et continue de participer au processus de négociations avec la Grèce.

En l’occurrence, a-t-il précisé, le seul cadre demeure les résolutions de l’ONU.  Mon pays, a prévenu le Président, acceptera toute solution raisonnable qui n’affectera ni ne niera son identité nationale, culturelle et linguistique.  Il n’est pas de droit plus souverain que le droit à l’autodétermination et à l’auto-identification, a insisté le Président, en espérant que la Grèce abandonnera sa politique consistant à prendre des décisions, « en se prévalant de son pouvoir », pour influencer négativement les résultats des négociations.

 


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