Fidji

S.E. M. Josaia Bainimarama, Premier Ministre

26 septembre 2009 (64e session)

Fiji
Statement Summary: 

M. COMMODORE JOSAIA VOREQE BAINIMARAMA, Premier Ministre de Fidji, a d’abord constaté que son pays faisait partie des pays les plus exposés aux crises globales contemporaines, comme la crise économique et financière, la pandémie de grippe A(H1N1) ou les changements climatiques.  Rappelant que de tels phénomènes touchaient d’abord et avant tout les petits pays vulnérables comme Fidji, M. Bainimarama a salué la présence de ces thèmes au cœur des discussions de la soixante-quatrième Assemblée générale.

Revenant ensuite sur la situation intérieure de son pays depuis la suspension de la Constitution en avril dernier, M. Bainimarama a expliqué qu’une feuille de route organisant le retour à la démocratie avait été présentée le 1er juillet dernier.  Ce document prévoit l’élaboration d’une nouvelle constitution à partir de septembre 2012, son entrée en vigueur en septembre 2013, puis la tenue d’élections législatives libres et transparentes en septembre 2014. 

Aux critiques des pays qui jugent ce calendrier trop long, M. Bainimarama a rappelé que son pays était marqué par l’instabilité politique depuis la fin de la colonisation et qu’il sortait de 20 années de corruption, de mauvaise gestion et de népotisme.  « Aujourd’hui, notre système judiciaire et nos infrastructures sont sous-développés et improductifs », a-t-il expliqué, ajoutant que Fidji avait besoin de réformes pour poser les bases d’une démocratie viable.

M. Bainimarama a donc demandé de la patience et de la compréhension aux pays voisins de Fidji « qui ont fait preuve d’un manque de compréhension surprenant à l’égard de la situation particulière dans laquelle notre pays se trouve depuis l’indépendance ».  Il a notamment dénoncé les pressions diplomatiques et financières de certains États pour empêcher Fidji de participer à de nouvelles missions de maintien de la paix, bien que son pays soit un partenaire régulier de ces missions depuis 1978.

Remerciant ensuite les États qui ont continué le dialogue et la coopération avec Fidji, M. Bainimarama a appelé la communauté internationale à soutenir le Gouvernement actuel et à l’aider à mettre en œuvre des réformes.  Abordant ensuite la question des changements climatiques, M. Bainimarama a salué les membres de l’Assemblée générale qui ont accepté une résolution des petits États insulaires liant les menaces du réchauffement de la planète aux questions relatives à la sécurité. 

Pour Fidji, comme pour nombre de ses voisins, l’élévation du niveau de la mer représente une menace sur l’existence même.  « Aucune mesure d’assistance financière ne peut ni faire émerger ce qui a été submergé, ni arrêter les pluies et les inondations, et encore moins annuler les effets des catastrophes naturelles ou remplacer ce qui a été détruit », a insisté M. Bainimarama. 

Pour cette raison, Fidji appelle tous les États, en particulier les plus pollueurs, à assumer leurs responsabilités et à s’engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 45% d’ici à 2020 et de 85% d’ici à 2050, ainsi qu’à limiter l’augmentation moyenne de la température à la surface de la planète de 1,5° maximum.  Pour conclure, M. Bainimarama a souhaité que la bonne volonté politique et la recherche du compromis soient présentes à la Conférence de Copenhague.
 


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