Colombie

S.E. M. Álvaro Uribe Vélez, Président

23 septembre 2009 (64e session)

S.E. M.Álvaro Uribe Vélez

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Résumé de la déclaration : 

M. ÁLVARO URIBE VÉLEZ, Président de la Colombie, a déclaré que son pays cherchait à obtenir la confiance de la communauté nationale et internationale en agissant sur trois axes: la sécurité dans le respect des valeurs démocratiques; la promotion des investissements et de l’esprit d’entreprise; et la cohésion sociale dans la liberté.  M. Uribe Vélez a longuement insisté sur les progrès réalisés par son pays dans le domaine de la sécurité, en affirmant que l’État avait reconquis un double monopole qu’il n’aurait jamais dû perdre: celui des forces institutionnelles destinées à lutter contre la criminalité et celui de la justice.  Il a affirmé que les structures paramilitaires ont été démantelées.

Le terrorisme ne peut être ignoré au nom des bonnes relations internationales, a déclaré M. Uribe Vélez, pour qui le multilatéralisme et la diplomatie doivent au contraire mener à la collaboration dans la lutte contre ce fléau et ceux qui lui sont associés, comme le trafic de drogues, d’armes ou de drogues illégales, ainsi que les sanctuaires des terroristes ou le blanchiment d’argent.  En Colombie, la seule motivation du terrorisme est le trafic de drogues, a affirmé le Président.  Il a en outre estimé que la distinction entre pays producteurs et pays consommateurs de drogues avait disparu.  La Colombie, a-t-il ajouté, a commencé comme un espace de trafic de drogues avant de devenir un centre de production puis un pays consommateur.  Plutôt que de préconiser la légalisation des drogues, nous devrions insister sur le caractère illégal de leur consommation, a-t-il ajouté.

La crise actuelle est une crise de la spéculation, pas une crise de la créativité née de la liberté d’entreprendre, a ensuite affirmé le Président de la Colombie.  Il a cependant dit craindre une phase de protectionnisme dans les économies des pays développés, qui nuirait à la reprise durable de la croissance.  La responsabilité sociale est inséparable de la lutte contre les changements climatiques, a-t-il poursuivi, en rappelant que la Colombie est un producteur net d’oxygène et un petit contributeur en émission de gaz carbonique.  Notre plus grande contribution à la lutte contre les changements climatiques est la préservation des 578 000 km2 de la forêt tropicale, soit 51% du territoire national, a-t-il ajouté.

M. Uribe Vélez a également rappelé que son pays est le second producteur en Amérique latine d’éthanol fabriqué à partir de la canne à sucre, et le premier de biodiesel à partir d’huile de palme.  Les conditions de culture de ces deux productions en permettent la croissance sans détruire la forêt pluviale ni menacer la sécurité alimentaire.  Nous ne gagnerions rien de la sécurité, des investissements, de la santé, de l’éducation ni de l’ensemble de nos politiques de cohésion sociale si nous n’attachions pas une importance égale à notre environnement, a conclu M. Uribe Vélez, qui a rappelé que son pays détient 14% de la diversité mondiale, occupant le deuxième rang derrière le Brésil.


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