Cambodge

S.E. M. Hor Namhong, Vice-Premier Ministre

26 septembre 2009 (64e session)

Cambodia
Statement Summary: 

M. HOR NAMHONG, Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères et de la coopération du Cambodge, a d’abord rappelé que tous les pays étaient concernés par les défis auxquels le monde est aujourd’hui confronté, qu’il s’agisse de la crise financière, des changements climatiques, de l’insécurité alimentaire ou énergétique ou des menaces terroristes et de la prolifération des armes de destruction massive.

Pour M. Hor Namhong, la crise financière a « clairement miné » la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  Alors que les pays développés ont les moyens de limiter l’impact de cette crise, les pays en développement sont les plus touchés, avec une chute de leur revenu national, un effondrement de leur croissance, une réduction drastique de leurs exportations, une baisse des investissements étrangers et une augmentation du chômage.

Pour aider ces pays à faire face aux conséquences de la crise, le Premier Ministre cambodgien a estimé que tout devait être fait pour que les négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dans le cadre du Cycle de Doha, aboutissent.  M. Hor Namhong a donc salué la décision du G-20 de Pittsburgh de s’engager à faire aboutir ces négociations avant la fin de 2010.

À propos des changements climatiques, M. Hor Namhong a souligné que l’Asie du Sud-Est était la région du monde la plus menacée, en raison de ses particularités géographiques.  Il a notamment insisté sur les conséquences du réchauffement de la planète sur l’agriculture, prenant en exemple la production du riz fortement tributaire du climat et de ses évolutions.  Pour lui, c’est la sécurité alimentaire de toute la région qui est mise en péril.  M. Hor Namhong a donné deux chiffres pour illustrer son propos. 

Le coût total des pertes liées aux changements climatiques dans l’agriculture pourrait atteindre 6,7% du PIB pour les pays d’Asie contre 2,6% pour le monde entier.  Avec 80% de la population qui dépend du secteur agricole, le Cambodge est particulièrement vulnérable, a-t-il déploré.  C’est pour cette raison cependant que le pays a redoublé d’efforts pour mettre en œuvre le Protocole de Kyoto, en élaborant des projets de mécanisme de développement propre ou en créant un programme national d’action sur les changements climatiques.  Une campagne de reforestation de 49 000 hectares est également en cours, a expliqué M. Hor Namhong.

Le Premier Ministre cambodgien a toutefois estimé que les pays industrialisés, qui rejettent 80% des gaz à effet de serre, devaient assumer une plus grande responsabilité et prendre des mesures drastiques pour réduire en urgence leurs émissions.  Concluant sur ce thème en évoquant la Conférence de Copenhague, M. Hor Namhong a souhaité qu’un « traité historique pour les futures générations » y soit signé.

Le Premier Ministre a soulevé le paradoxe dans l’utilisation des terres cultivables, à savoir entre leur exploitation à des fins alimentaires ou à des fins énergétiques.  M. Hor Namhong a mis en garde contre les risques d’une solution à court terme qui privilégierait la lutte contre le réchauffement climatique et mettrait en danger la sécurité alimentaire des pays en développement.
 


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Déclaration

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  • S.E. M. Hor Namhong
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