Bolivie (État plurinational de)

S.E. M.  Evo Morales Ayma, Président

23 septembre 2009 (64e session)

S.E. M. Evo Morales Ayma

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Résumé de la déclaration : 

M. EVO MORALES AYMA, Président de la Bolivie, a estimé que pour résoudre les problèmes économiques il fallait une complémentarité et une collaboration entre Etats.  Aussi, a-t-il noté que les débats sur les changements climatiques et la crise énergétique étaient abordés sous l’angle de leurs conséquences et jamais sous celle de leurs causes.  Souhaitant être sincère, il a pointé du doigt le capitalisme, le mercantilisme et l’accumulation des biens comme véritables origines de la crise actuelle.  Il faut dire la vérité a-t-il martelé.  Ne pas dire la vérité c’est nous tromper nous même et tromper le peuple.

La recherche de la paix dans le monde ne peut se faire sans la paix économique et sociale.  Avec l’implantation de bases militaires étrangères dans les pays d’Amérique latine ou d’Afrique où sont l’égalité et la justice sociale, s’est-il interrogé.  Les bases militaires américaines en Amérique du Sud ne garantissent pas la paix sociale, a-t-il dit, en prenant l’exemple du Honduras où la base américaine n’a pas garanti la démocratie dans le pays.  Il a appelé l’Assemblée générale à prendre une résolution en faveur du démantèlement des bases militaires étrangères.

Abordant la question des changements climatiques, le Président de la Bolivie a affirmé que bientôt, il sera plus difficile de défendre les droits de la Terre que de défendre les droits de l’homme.  Pour garantir les droits de la « Terre nourricière », le Président a fait trois propositions.  Il a d’abord proposé que les pays développés payent une « dette climatique ».  Il a ensuite suggéré la création d’un tribunal de justice afin de juger et de sanctionner les États ou les entreprises qui portent atteinte a notre Terre, et enfin l’élaboration d’une charte pour garantir les droits de la Terre.  .

Si nous voulons changer le monde, il faut changer les structures des Nations Unies, a déclaré le Président.  Faisant directement allusion au Conseil de sécurité, il a souhaité y voir plus de démocratie et la suppression du droit de veto.  Refusant toute ingérence américaine dans les affaires intérieures de son pays, il a défendu, une nouvelle fois, la culture de la feuille de coca.  Il a affirmé que cette production locale ne servirait pas la production de la cocaïne et que tout serait mis en œuvre pour empêcher son éventuelle écoulement.


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