Barbade

S.E. Mme Maxine Pamela Ometa McClean, Ministre des affaires étrangères

28 septembre 2009 (64e session)

Barbados
Statement Summary: 

Mme MAXINE PAMELA OMETA McCLEAN, Ministre des affaires étrangères et du commerce extérieur de la Barbade, a, tout en se félicitant des initiatives prises en faveur des pays les moins avancés (PMA), souligné la nécessité de les élargir à d’autres groupes de pays en développement.  La Barbade, l’un des petits pays classés dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire fortement endettés, mérite une assistance de la part des partenaires bilatéraux et des institutions multilatérales, a insisté la Ministre.

Les pays comme le mien, s’est-elle plainte, ne bénéficient pas des programmes de financement concessionnel et d’allègement de la dette.  Le revenu par habitant, a-t-elle insisté, est pourtant un indicateur peu fiable de la viabilité économique et de la vulnérabilité d’un pays.  La Barbade a besoin de mécanismes d’appui appropriés fondés sur des critères d’éligibilité révisés pour prévenir les dérapages dans le processus de développement, a prévenu la Ministre. 

Mme McClean a souligné l’importance de privilégier une approche multilatérale face aux défis mondiaux.  L’ONU étant « l’institution la plus apte à mobiliser les réponses globales », la Ministre a regretté que l’année dernière, l’Organisation ait été reléguée à un rôle de second plan dans la recherche de solutions à la crise économique et financière. 

La Barbade, a promis la Ministre, continuera à appeler à une réforme de l’ONU pour faire en sorte qu’elle soit à même d’aider les États Membres à relever les défis mondiaux.  Mon pays, a-t-il poursuivi, est en effet préoccupé par la tendance croissante à créer des petits groupes qui s’arrogent le pouvoir de prendre des décisions sur des questions qui affectent la communauté internationale dans son ensemble, sans se préoccuper du consentement ou de l’implication de ladite communauté.  

Des conventions telles que celles sur le droit de la mer, le climat ou le droit pénal international, qui ont été toutes soutenues par les petits États comme la Barbade, sont quelques exemples de la contribution « précieuse » de ces États au renforcement du multilatéralisme et à la recherche de solutions des problèmes complexes, a rappelé la Ministre.

Dans ce contexte, elle a estimé que la politique qui consiste à pointer un doigt accusateur sur les petites juridictions offshore, les accusant d’avoir contribué à la crise financière, est une « injustice » qui mérite les condamnations les plus vives possibles.  Réitérant la position de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), la Ministre a proposé de transformer le Comité d’experts de la coopération internationale en matière fiscale en un organe subsidiaire du Conseil économique et social (ECOSOC), pour que les pays en développement puissent faire entendre leur voix dans les discussions internationales sur les questions fiscales.

S’agissant des changements climatiques, Mme McClean a rappelé que la Banque mondiale évalue à environ 9,9 milliards de dollars par an l’impact du phénomène sur les pays de la CARICOM, soit 11,3% de leur produit national brut (PNB).  Il a argué que la communauté internationale a une « responsabilité morale et éthique » d’appuyer une action mondiale pour contribuer au financement des programmes d’adaptation dans les petits États insulaires en développement (PEID).
 


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Déclaration

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  • S.E. Mme Mia Amor Mottley
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  • S.E. Mme Maxine Pamela Ometa McClean
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  • S.E. M. Freundel Stuart
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  • S.E. Mme Maxine Pamela Ometa McClean
    Ministre des affaires étrangères
  • S.E. Mme Maxine Pamela Ometa McClean
    Ministre des affaires étrangères
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