Argentine

S.E. Mme Cristina Fernández de Kirchner, Président

23 septembre 2009 (64e session)

Argentina
Statement Summary: 

Mme CRISTINA FERNÁNDEZ DE KIRCHNER, Présidente de l’Argentine, a déclaré que si l’on n’applique pas de stratégie multilatérale forte au Honduras pour veiller à l’organisation d’élections démocratiques, dans le respect de la Constitution nationale, une crise politique très grave se profilerait à l’horizon.  Le vrai multilatéralisme exige de tous des actions concrètes, comme par exemple dans le domaine des changements climatiques, a-t-elle en effet estimé, regrettant que le Protocole de Kyoto n’ait pas été pleinement mis en œuvre. 

La Présidente a ensuite fustigé l’occupation des îles Falkland (Malvinas), qui continue de vivre sous la férule coloniale.  Elle a, par ailleurs, déclaré, en parlant du Président de l’Iran: « nul doute qu’il niera les tragédies historiques dont l’Occident a souffert au XXe siècle ».  Ce que j’aimerais lui dire, a-t-elle poursuivi, c’est que l’Argentine n’est pas un pays impérialiste mais a, au contraire, souffert du colonialisme et de la dictature.  « Comme M. Ahmadinejad, je crois en Dieu; et comme lui, je ne crois pas que Dieu parraine l’injustice », a souligné la Présidente.

Je ne peux pas conclure sans évoquer trois faits, a-t-elle ajouté.  Le premier s’est produit au début de ce mois, lorsque l’Argentine a reçu la visite de la Commission interaméricaine des droits de l’homme.  Cela faisait 30 ans qu’elle n’avait pas fait le déplacement, depuis qu’elle était venue évaluer les crimes et sévices commis sous la dictature.  Cette Commission est arrivée au moment où nous avons fait passer une loi punissant les entraves à la liberté d’expression, tandis qu’un projet de loi est à l’étude pour récupérer les enfants nés en captivité pendant la dictature. 

Par ailleurs, a poursuivi Mme de Kirchner, j’ai écouté ce matin M. Obama et j’ai été très ému de l’entendre dire que le peuple palestinien a le droit de vivre en paix et en sécurité aux côtés du peuple israélien.  Enfin, en tant que membre du G-20, nous avons demandé la présence demain au Sommet de Pittsburgh de l’Organisation internationale du Travail (OIT), a indiqué la Présidente, estimant que la question de la crise économique et financière, et surtout de ses conséquences sur les populations, était d’une importance capitale. 

Enfin, a-t-elle réitéré, il est nécessaire de bâtir un nouveau multilatéralisme, dans le cadre duquel les droits et les obligations seront les mêmes pour les pays riches comme pour les pays pauvres.  Si nous n’y parvenons pas, nous allons nous perdre dans des exercices rhétoriques inutiles, a conclu la Présidente.


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