Égypte

S.E. M. Ahmed Aboul Gheit, Ministre des affaires étrangères

26 septembre 2009 (64e session)

S.E. M.Ahmed Aboul Gheit

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Résumé de la déclaration : 

M. AHMED ABOUL GHEIT, Ministre des affaires étrangères de l’Égypte, a déclaré que les différents défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés requièrent un haut degré de conscience collective.  Les actuelles structures internationales qui doivent gérer l’économie mondiale doivent refléter les réalités actuelles et à venir, a-t-il ajouté, en estimant qu’il faudrait progressivement rendre accessibles ces structures à un plus grand nombre de pays en développement.  De même, il a souhaité que la Conférence de Copenhague sur les changements climatiques permette de parvenir à un accord équitable et équilibré qui tienne compte des aspirations des pays en développement ainsi que des questions des transferts financiers et de technologie pour les aider à limiter les conséquences de ces changements.

La crise économique et financière n’a pas été causée par les pays en développement qui, pourtant, souffrent tous de ses conséquences, et même davantage que les pays développés, a déclaré M. Aboul Gheit.  En plus des conséquences de la crise alimentaire, dont ils souffrent également, les pays du Sud sont confrontés à des défis terribles qui requièrent un véritable soutien et une véritable solidarité internationale, a-t-il dit.  Le Ministre a jugé urgent de lancer un dialogue entre pays riches et pays pauvres, importateurs et exportateurs, pour parvenir à un « code de conduite international », pour notamment examiner la politique de production des biocarburants et mettre fin aux subventions à l’exportation des produits agricoles des pays développés.  M. Aboul Gheit a par ailleurs souhaité que le Sommet prévu en 2010 pour examiner la mise en œuvre des OMD aboutisse à la mise en place d’un mécanisme de suivi, qui permettrait de garantir la réalisation de ces Objectifs en 2015, notamment en Afrique.

Le Ministre égyptien des affaires étrangères a regretté la politisation des questions relatives aux droits de l’homme, en dépit des réformes fondamentales réalisées dans l’architecture des droits de l’homme au sein des Nations Unies et la création du Conseil des droits de l’homme.  Il a notamment souhaité un renforcement du rôle du Conseil et l’adoption d’une résolution sur la liberté d’expression qui en soulignerait l’importance, tout en évitant que des actes d’incitation à la haine religieuse, raciale ou autre ne puissent être considérés comme des actes légitimes relevant de cette liberté.

M. Aboul Gheit a affirmé que son pays attachait une grande importance à la Conférence d’examen du TNP qui se tiendra en 2010, et a souhaité que le processus de désarmement puisse être remis sur les rails.  Cela dépendra de la manière dont on traitera les résolutions des conférences de 1995 et 2000, notamment celle sur le Moyen-Orient, a-t-il ajouté.  Le Ministre a jugé essentiel que la communauté internationale soutienne l’élan actuel en faveur du désarmement, notamment à la lumière des positions des principales puissances nucléaires, et au premier chef des États-Unis.  Il a aussi demandé que soient traitées les questions de stabilité et de sécurité régionales, et que soit mis fin à « l’inexplicable et injustifiée latitude dont jouissent les capacités nucléaires d’Israël » et la menace que celles-ci font peser sur la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient.

Le Ministre a constaté que la situation au Moyen-Orient reste dominée par une « tension considérable » malgré tous les efforts pour stabiliser la situation.  Il a rappelé que, l’an dernier, il avait exprimé ses doutes face à la volonté d’Israël de parvenir à un règlement juste, et a estimé que les faits lui avaient donné raison.  Il a rappelé que l’Égypte souhaite une reprise rapide des négociations en vue d’un accord final, qu’elle demande de veiller au respect par Israël de ses engagements de geler la colonisation dans l’ensemble des territoires occupés, y compris Jérusalem-Est, que l’accord prévoit la création d’un État palestinien dont les frontières seraient pour l’essentiel celles de 1967, que Jérusalem-Est fait intégralement partie des territoires occupés et ne doit à aucun prix être exclue des négociations à venir.
 


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