Mozambique

H.E. Mr. Armando Emilio Guebuza, President

21 September 2011 (66th Session)

Statement:
H.E. Mr.Armando Emilio Guebuza

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Statement Summary: 

M. ARMANDO EMÍLIO GUEBUZA, Président de la République du Mozambique, a estimé nécessaire l’adoption d’une approche multilatérale pour trouver des réponses consensuelles effectives et durables aux défis que représentent, notamment, la hausse du prix des produits alimentaires et du pétrole, la résurgence des tensions et de l’instabilité politique en Afrique du Nord et dans le Moyen-Orient, et la prévalence du VIH/sida.  « L’impact négatif de ces phénomènes, particulièrement dans les pays en développement, est un facteur potentiel d’instabilité », a-t-il prévenu, en exhortant les États Membres, à toujours focaliser leur réponse sur les principes démocratiques du dialogue, de la gouvernance inclusive et de la transparence.

 

La présente session, a-t-il poursuivi, se tient 50 ans après la disparition de Dag Hammarskjöld, et 25 ans après celle de l’ancien Chef de l’État mozambicain, SamoraMoisésMachel.  Tous deux étaient ardents défenseurs d’une paix fondée sur la médiation et la diplomatie préventive, a ensuite rappelé le Président Guebuza.  La médiation, a-t-il dit, doit être vue comme une opportunité de réunir les parties à un conflit, de réduire leurs divergences et d’en appeler à leur conscience afin qu’ils avancent ensemble vers des solutions pacifiques acceptables.  Il a de ce fait exhorté à une prise en compte du rôle de la médiation au sein des Nations Unies et des organisations sous-régionales.  C’est dans ce contexte qu’il s’est félicité de la récente signature par les acteurs politiques malgaches, de la feuille de route visant à rétablir l’ordre constitutionnel dans leur pays.  Cette signature est le résultat du processus de médiation entamé par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) en 2009, s’est réjoui le Chef de l’État mozambicain, avant de souligner l’importance des organisations régionales et sous-régionales dans la promotion et le maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité par le biais de la diplomatie préventive et des mécanismes d’alerte précoce.  Le Président Guebuza a d’autre part défendu la nécessité de réformer l’ONU et, en particulier, celle de parvenir à la revitalisation du rôle et de l’autorité de l’Assemblée générale des Nations Unies, pour en faire un organe plus représentatif et plus légitime.  Le Conseil de sécurité doit lui également devenir un organe plus inclusif, transparent et adapté aux évolutions et aux dynamiques contemporaines a conclu M. Guebuza.